CINÉMA DU MUSÉE
1379A rue Sherbrooke O. (métro Guy-Concordia)

Billets / Tickets: 13.50$, 11.50$ (65+)

Bienvenue! | Votre Cinéma du Musée (cinemadumusee.com)

VOF = Version Originale Française

VOA = Version Originale Anglaise

VOSTA = Version Originale avec Sous-Titres Anglais

VOASTF = Version Originale Anglaise avec Sous-Titres Français

Dimanche le 12 septembre @ 19h

LADY FROM SHANGHAI (La Dame de Shanghai)

(1947, é.u., 87 min., 16mm, VOA) Orson Welles

Cet ingénieux film noir est non seulement réalisé, mais met également en vedette Orson Welles dans le rôle d’un marin irlandais embauché par un riche avocat et sa séduisante épouse pour naviguer leur luxueux yacht. Il devient rapidement le pion d’une astucieuse machination meurtrière.

Ce film est sans doute l’œuvre de Welles la plus enrichissante et satisfaisante pour le spectateur. Le film libère le spectateur des rouages habituels de la trame narrative hollywoodienne, utilisant une logique digne des rêves. Cette approche convient parfaitement à la narration de Welles dont la voix rappelle un lendemain de veille bien arrosé. Il est vrai que son accent irlandais est un peu ridicule, mais sa décision de tourner en extérieur compense en enrichissant le film des couleurs locales et de la vitalité culturelle de San Francisco.

La scène finale où la sulfureuse et envoûtante Rita Hayworth consume l’écran est éblouissante. Le film est également une suite de défis techniques relevés avec brio par Welles, comme la scène dans la Galerie des Glaces et celle au Cinéma chinois. Venez découvrir ce chef-d’œuvre aux dialogues inoubliables, à la photographie d’un maître et une grande dame du cinéma hollywoodien.

Conférencier invité : Simon Laperrière est doctorant en études cinématographiques à l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur les fan theories ainsi que la culture populaire. En tant que programmateur, il codirige le cycle des « Nuits de la 4e dimension » avec Total Crap. Il collabore fréquemment aux revues Hors champ, Panorama-Cinéma et 24 images. En 2018, il publie Series of Dreams: Bob Dylan et le cinéma aux Éditions Rouge Profond.

Billets:  CFS PRÉSENTE: THE LADY FROM SHANGHAI | Cinéma du Parc (cinemadumusee.com)

La Dame de Shanghai

Sunday, September 12th @ 7pm

LADY FROM SHANGHAI

(1947, USA, 87 min., 16mm) Orson Welles

This remarkably inventive Noir title stars director Orson Welles as a philosophical Irish seaman who accompanies a beautiful woman and her lawyer husband on a luxury yacht cruise but becomes a pawn in a complex murder scheme.

This is Welles’ most viscerally satisfying work. It unfolds headfirst, unencumbered by any real typical concerns with the common narrative of motion pictures, a sort of dream logic that fits with Welles’ just-coming-off-a-bender voiceover and a pure aesthetic revelation. His Irish accent is a little silly, but he makes up for it by investing the film in a lot of local flavor, shooting on real locations and including a lot of the languages and cultures that loosely make up San Francisco.

The final scenes in which the sexy and obscenely beautiful Rita Hayworth burns up the screen are truly brilliant. Not only the technically impossible Hall of Mirrors scene (how Welles did it is beyond anyone), but also the suspenseful Chinese theater segment and the surreal/nightmarish funhouse. Experience another fine masterpiece with unforgettable dialogue and images by a great director and a leading lady to die for.

Guest speaker: Simon Laperrière holds a doctorate in film studies at l’Université de Montréal. His research deals with fans theories as well as pop culture. As programmer, he is co-director of the series « Nuits de la 4e dimension » (Nights in the 4th Dimension) with Total Crap. Former programmer with the Fantasia film festival, he frequently collaborates with publishers of Hors champ/Off Screen, Panorama-Cinéma and 24 Images. In 2018, he published Series of Dreams: Bob Dylan and the Cinema (at Éditions Rouge Profond)

Tickets:   CFS PRESENTS: THE LADY FROM SHANGHAI | Cinema du Parc (cinemadumusee.com)

Dimanche le 26 septembre @ 19h

À TRAVERS LE MIROIR (Såsom i en spegel)

(1957, Suède, 91 min., 16mm, VOSTA)  Ingmar Bergman 

L’histoire suit les 24 heures dans la vie d’une famille en vacances sur une île de la Baltique où leur aliénation réciproque se reflète en le paysage morose qui les entoure.

Lauréat de l’Oscar du meilleur film étranger, cette œuvre emblématique de Bergman lui a permis de gagner une fois de plus l’estime des grands critiques de cinéma. Nous retrouvons ici son brillant sens visuel qui, avec l’aide du directeur photo Sven Nykvist, son collaborateur de toujours, propose des cadrages d’un symbolisme frappant. La musique est principalement à corde et occupe une place minimale. La meilleure performance dramatique de cette distribution solide vient de l’étonnante Andersson qui doit flotter au-dessus et en dessous de sa folie en plus dégager ce qui semble être une relation incestueuse avec son frère.

Venez voir ce film à la superbe direction photo en noir et blanc sur notre grand écran et laissez-vous emporter par cette quête spirituelle qui frôle le sacré. Version originale avec sous-titres anglais.

Billets : CFS PRÉSENTE: THROUGH A GLASS DARKLY (STA) | Cinéma du Parc (cinemadumusee.com)

Sunday, September 26th @ 7pm

THROUGH A GLASS DARKLY (Såsom i en spegel)

(1957, Sweden, 91 min., 16mm, Eng. Subtitles) Ingmar Bergman

The story concerns 24 hours of a family vacationing on a Baltic island where their alienation from one another is mirrored in the bleak landscape that surrounds them.

This masterful work by Bergman only further endeared him to serious film critics worldwide and won him an Oscar for best foreign film. Displayed here is his typically brilliant visual sense helped along by his long-time collaborator, cinematographer Sven Nykvist who proposes highly symbolic framing of shots. The music is largely string based and never overwhelms. The best dramatic performance from this very solid cast comes from the mesmerising Andersson who must float in and out insanity and carry on what appears to be incestuous posturing with her brother.

Come view the film’s stunning black and white photography on our big screen and get carried away into a soul-searching experience that is almost holy. Swedish with English subtitles.

Tickets: CFS PRESENTS: THROUGH A GLASS DARKLY (EST) | Cinema du Parc (cinemadumusee.com)

Vendredi le 1er octobre et Samedi le 2 octobre @ 19h30

VAMPYR avec musiciens LIVE au Cinéma Impérial

(1932, Allemagne / France, 70 min. s.-t. anglais) Carl Theodore Dreyer

VAMPYR est un chef d’œuvre du cinéma d’horreur à l’atmosphère envoutante signé par le maitre danois Carl Dreyer. Venez visionner cette expérience sur pellicule d’origine, projetée sur écran géant accompagné d’un trio de musiciens dans un majestueux théâtre construit en 1913. En Prime, un court-métrage surprise effrayant. La projection sera précédée par le classique Le Voyage sur la Lune du pionnier du cinéma Georges Méliès ainsi qu’un autre court métrage fantastique du muet.

Piano : Andrei Castanon Violon : Vanessa Marcoux Percussion : Parker Bert

1430 rue Bleury (métro Place-des-Arts)

22$, 17$ (étudiants & 65+) taxes incl.

OCTOBER 1ST / 1ER OCTOBRE
OCTOBER 2ND / 2 OCTOBRE

Friday October 1st & Saturday October 2nd @ 7:30pm

VAMPYR with LIVE musicians at Imperial Cinema

(1932, Germany / France, 70 min. English subtitles) Carl Theodore Dreyer

Carl Dreyer’s VAMPYR is a hauntingly atmospheric masterpiece of European horror cinema. A trio of live musicians on piano, string and percussion will accompany a vintage film print projected onto a large screen in a beautiful movie temple built in 1913. Preceded by the pioneering Sci-Fi Fantasy short A TRIP TO THE MOON by Georges Méliès along with another fantastical silent-era short.

Piano: Andrei Castanon Violin: Vanessa Marcoux Percussion: Parker Bert

1430 rue Bleury (Place-des-Arts metro )

22$, 17$ (students & 65+) taxes incl.

OCTOBER 1ST / 1ER OCTOBRE
OCTOBER 2ND / 2 OCTOBRE

Dimanche le 3 octobre @ 19h

L’ANGE EXTERMINATEUR (El ángel exterminador)

(1962, Mexique, 95 min., 16mm, VOSTA) Luis Buñuel

Avec L’ANGE EXTERMINATEUR, le légendaire Luis Buñuel signe l’une de ses fameuses critiques de la bourgeoisie auxquelles il doit sa renommée. Sa prémisse se résume en une ligne : lors d’une réception organisée par un riche aristocrate, les invités sont mystérieusement retenus prisonniers de l’immense villa. Digne de Kafka, ce point de départ permet au réalisateur d’UN CHIEN ANDALOU de méditer avec humour sur la fragilité de la civilisation. L’étrange captivité des protagonistes a tôt fait de révéler leur vraie nature. Reclus du monde extérieur, ils succombent un à un à leurs bas instincts tout en échouant à établir un nouvel ordre.

Après avoir remporté la Palme d’or pour le sublime VIRIDIANA, le maître de l’avant-garde triomphe encore une fois avec une comédie cinglante aussi noire que la nuit. Huis-clôt allégorique, L’ANGE EXTERMINATEUR s’impose comme une observation malicieuse des injustices qui divisent les classes sociales. De Bertrand Blier à Takashi Miike, ce chef-d’œuvre a inspiré une multitude de cinéastes et a d’ailleurs été qualifié de drame d’épouvante. Revoir L’ANGE EXTERMINATEUR en 2021 confirme qu’il n’a absolument rien de sa pertinence. Le regard qu’il porte sur le capitalisme demeure légitime. De plus, ne nous cachons pas qu’il a été réactualisé par la pandémie de la COVID. Impossible aujourd’hui de ne pas le considérer comme un film de confinement avant l’heure, preuve irréfutable que Buñuel était et reste un artiste visionnaire!

Conférenciers invités : Shelagh Rowan-Legg est écrivain, cinéaste et consultante en scénario. Elle est directrice exécutive du Miskatonic Institute of Horror Studies, programmeuse pour FrightFest et rédactrice en chef pour ScreenAnarchy. Ses courts métrages primés ont été projetés dans des festivals du monde entier. Elle est titulaire d’un doctorat en cinéma fantastique espagnol du King’s College de Londres.

Billets :  CFS PRÉSENTE: THE EXTERMINATING ANGEL (STA) | Cinéma du Parc (cinemadumusee.com)

La Dame de Shanghai

Sunday, October 3rd @ 7pm

EXTERMINATING ANGEL (El ángel exterminador)

(1962, Mexico, 95 min., 16mm, Eng. subtitles) Luis Buñuel

With this film the legendary Luis Buñuel creates one of his more famous critiques on the bourgeoisie in the biting manner upon which he built his name. The premise can be summed up in one line: during a reception organised by a rich aristocrat, the numerous assembled guests are mysteriously held prisoner by unseen forces in an immense villa. Worthy of Kafka, this fascinating starting point allows the director of UN CHIEN ANDALOU to meditate with humour on the fragility of civilization. The strange captivity of the protagonists serves to reveal their true nature. Cut off from the world outside, they succumb, one by one, to their basest instincts in a vain attempt to establish order in the descent towards chaos.

After carrying the Palme d’Or for his sublime VIRIDIANA, this master of the avant-garde triumphs once again with a depraved comedy as black as the night. As an allegory, EXTERMINATING ANGEL makes malicious observations on the injustices that divide the classes. From Bertrand Blier to Takashi Miike, this masterwork has inspired generations of filmmakers, even having been described as ‘dramatic horror’. Viewing this film in 2021 confirms its lasting pertinence. Its view of capitalism remains perfectly legitimate. What’s more, we won’t hide the fact that it parallels the present pandemic we’ve been living through. It’s impossible not to consider it as the ultimate lockdown movie, well ahead of its time, which gives irrefutable proof that Buñuel was and remains a visionary artist!

Guest speaker: Shelagh Rowan-Legg is a writer, filmmaker, and script consultant. She is the Executive Director of The Miskatonic Institute of Horror Studies, a programmer for FrightFest, and a contributing editor for ScreenAnarchy. Her award-winning short films have screened at festivals around the world. She has a PhD in Spanish fantastic film from King’s College London.

Tickets: CFS PRESENTS: THE EXTERMINATING ANGEL (EST) | Cinema du Parc (cinemadumusee.com)

Dimanche le 24 octobre @ 19h

LE BROUILLARD (The Fog)

(1980, États-Unis, 89 min., 35mm, VOASTF) John Carpenter

Après le succès monstre de son dernier film, LA NUIT DES MASQUES, le cinéaste culte John Carpenter revient deux ans plus tard avec une autre histoire d’épouvante à glacer le sang.

Les résidents du petit village côtier d’Antonio Bay, en Californie, sont envahis par un étrange brouillard qui amène avec lui les fantômes de l’équipage d’un navire du XIXe siècle, qui aurait été intentionnellement coulé par les fondateurs du village, afin d’éviter une épidémie de lèpre. Assoiffés de vengeance, ces spectres d’outre-tombe sèmeront la terreur et l’effroi chez les résidents du village, à l’occasion de son 100e anniversaire.

Un film avec un paysage sonore hautement immersif, grâce à sa trame sonore lugubre, composée par Carpenter lui-même, ponctuée d’extraits radiophoniques avec l’animatrice locale, interprétée à merveille par Adrienne Barbeau (LA CRÉATURE DU MARAIS). LE BROUILLARD est un film doté d’une ambiance aussi enveloppante qu’un véritable brouillard! Tom Atkins (HALLOWEEN III : LE SANG DU SORCIER), Jamie Lee Curtis (LA NUIT DES MASQUES) et sa mère Janet Leigh (PSYCHOSE) s’ajoutent à la distribution en incarnant des personnages authentiques qui donne au public l’impression de visiter un vrai village.

À mi-chemin entre un film de frayeur gothique et un « slasher » violent, il y en aura pour tous les goûts! Venez-vous perdre dans LE BROUILLARD, avec notre projection spéciale 40e anniversaire du film. Présenté dans une copie 35mm sous-titrée en français provenant de nos archives, qui mettra à l’honneur la superbe direction photo de ce classique d’un des maîtres du cinéma d’horreur. Pour célébrer l’Halloween, nous allons aussi vous gâter en débutant la soirée avec des bandes-annonces 35mm de films d’horreur des années 70, 80 et 90!

Billets : CFS PRÉSENTE: LE BROUILLARD (STF) | Cinéma du Parc (cinemadumusee.com)

La Dame de Shanghai

Sunday, October 24th @ 7pm

THE FOG

(1980, USA, 89 min., 35mm) John Carpenter

Following the monstrous success of his previous film, HALLOWEEN, filmmaker John Carpenter returned two years later with another blood chilling shocker story.

Residents of the small California coastal village of Antonio Bay become engulfed in a strange ocean fog that brings with it the ghosts of the crew of a 19th century naval crew of a ship that was intentionally sunk by the village founders to avoid the spread of leprosy. Thirsty for vengeance, the decrepit-looking spirits spread murderous terror amongst the townsfolk on the 100th anniversary of the ship’s sinking.

Having an immersive soundscape and dark music track composed by Carpenter himself, the film is punctuated with excerpts from a radio station with an on air host played wonderfully by Adrienne Barbeau (SWAMP THING) You’ll definitely get that spooky feeling of not knowing what lies just a few feet in front of you, shrouded in a strange mist.

Tom Atkins (HALLOWEEN III : SEASON OF THE WITCH), Jamie Lee Curtis (HALLOWEEN) and Janet Leigh (PSYCHO) also make up part of a cast that embodies authentic characters inhabiting a real seaside village cut off from the world.

A mix of gothic chiller and violent slasher flick, there is something here for all tastes in horror from a legendary master of the genre. Come get lost in THE FOG with our special 40th anniversary screening. Projected as a gorgeous 35mm print from our archives, it showcases the superb cinematography of this true classic exactly as people saw it in 1980. To further get you in the mood for Halloween tricks, you’ll also be treated to vintage 35mm horror trailers from the 70s, 80s and 90s!

Tickets: CFS PRESENTS: THE FOG (FST) | Cinema du Parc (cinemadumusee.com)

Dimanche le 7 novembre @ 19h

HIGH NOON

(1952, États-Unis, 85 min., 16mm, VOA) Fred Zinnemann

Le jour même de son mariage et de sa retraite, le marshal Will Kane apprend le retour imminent du criminel Frank Miller – le train arrivera en gare à midi sonnant –, criminel qu’il a lui-même participé à mettre derrière les barreaux et qui avait, pour cette même raison, juré vengeance à l’ensemble du village. Alors qu’on lui demande de prendre la fuite, Kane choisit de reprendre sa fonction pour une dernière journée afin de stopper Miller et ainsi protéger sa vie, celle de son épouse et celles des citoyens. Le marshal se heurte alors à une peur générale qui se répand dans le village. Peu à peu, sa jeune épouse, ses amis, ses collègues et ses concitoyens se détournent de lui. Abandonné de tous, le marshal Will Kane sera-t-il en mesure d’affronter la bande de Miller et d’accomplir son devoir?

Grand classique du western réalisé au cœur de l’ ge d’or étasunien, High Noon s’inscrit pourtant en marge du classicisme westernien. Le film émet une critique acerbe de la société et du gouvernement, et ce, alors même que les pressions du maccarthysme se font de plus en plus fortes sur Hollywood. Pour ce faire, il n’hésite pas à déconstruire l’Ouest mythique. Mettant en vedette Gary Cooper, l’une des figures qui participa à forger les codes du western, ce film joue avec l’image de la star vieillissante pour mettre en place des éléments critiques et autoréflexifs qui se feront « normes » des westerns crépusculaires, près d’une décennie plus tard. High Noon fut d’ailleurs décrit par John Wayne comme « la chose la plus anti-américaine qu’il ait vue de sa vie », tout en s’attirant les foudres du réalisateur Howard Hawks qui réalisa Rio Bravo (1959) en réponse, voire en critique au western de Zinnemann.

Billets: CFS PRÉSENTE: HIGH NOON | Cinéma du Parc (cinemadumusee.com)

Sunday, November 7th @ 7pm

HIGH NOON

(1952, USA, 85 min., 16mm) Fred Zinnemann

When the train station bell sounds at noon, newlywed marshal Will Kane understands that criminal Frank Miller is back in town, having sworn vengeance on this village and its marshal. It looks like Kane will have to postpone his honeymoon and spend one more day on the job in order to stop Miller and save everyone’s lives: his own, his new wife’s and the town citizens’ whose fear grows by the minute on the ticking clock. And sure enough, everyone deserts the marshal in his hour of need. Now abandoned and going solo, will Kane be able to fulfill his duty and confront Miller and his gang?

A great Western classic shot in the midst of the American Golden Age, High Noon stands out on the margins of Western classicism. The movie displays a profound critique of government and society, and thus constitutes as debunking of the mythic West. Featuring main star Gary Cooper, one of the Western conventions’ most defining leads, this movie plays with the symbol of the aging star to articulate self-referential and critical elements that will in turn become the “norms” in the Revisionist Western age subgenre, but a decade later. Worthy of note is John Wayne’s comment that High Noon was “the most un-American thing he’d ever seen” while coming under fire by Rio Bravo’s (1959) director Howard Hawks whose movie is a direct response to Zinnemann’s work. Enjoy seeing the grit of genuine film grain on the big screen making this visually iconic opus even more unforgettable.

Tickets: CFS PRESENTS: HIGH NOON | Cinema du Parc (cinemadumusee.com)

Jeudi le 18 novembre @ 19h30 à la Salle Bourgie

TOOT SUITE : Quand le Jazz était Roi

Toot Suite est un hommage à l’âge d’or du jazz à Montréal. De 1920 à 1950, la ville était une destination de choix en continuelle effervescence où le jazz était roi. Pour des raisons géographiques, mais également parce que plus tolérante de la diversité culturelle et de l’amour des spiritueux, notre ville était une destination recherchée. On vient de partout savourer les nuits de Montréal. Pendant la prohibition, les touristes américains remplissaient les cabarets qui offrent des prestations des meilleurs et plus populaires artistes du moment, le jazz étant souvent leur carte maitresse. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, Montréal est considérée la Mecque du divertissement et attire des milliers de soldats et jeunes filles locales qui désirent s’éclater dans ses cabarets enfumés présentant des artistes fumants. Cet engouement est une occasion en or pour des musiciens venant de partout de briller sur scène et ainsi développer leur talent.

L’événement a lieu dans la prestigieuse Salle Bourgie. Le programme alterne entre performances en direct sur scene et des courts métrages musicaux d’époque qui mettent en vedette des artistes Noirs qui se sont illustrés dans les célèbres boîtes de nuit et music-halls de Montréal comme le Café St-Michel, Black Bottom et le Rockhead’s Paradise. Tous les courts métrages proviennent des archives du Cinéclub de Montréal (CFS) et seront projetés sur pellicule 16 mm ce qui ajoutera de l’authenticité à la soirée. Venez découvrir au faîte de leur gloire des artistes comme Billie Holiday, Cab Calloway, Duke Ellington, Fats Waller et la fierté de la Petite-Bourgogne, Oscar Peterson.

Marie-Ketely Gomes, à la basse et au chant, Betsaleel Jean-Charles à la batterie et Théo Abellard au piano vont interpréter des airs rendus célèbres par Billie Holiday, Fats Waller, Duke Ellington, Louis Armstrong et bien d’autres. Notre invité spécial Taurey Butler, musicien local bien aimé, interprétera au piano quelques pièces, dont quelques-unes d’Oscar Peterson.

M. Butler va également nous gâter en accompagnant musicalement un court métrage mettant en valeur le côté jazz de Paris. Ce film en couleur Kodachrome réalisé en 1960 n’a pas été projeté depuis plus de 50 ans.

Cet événement est organisé conjointement par la Salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal et le Cinéclub de Montréal.

La Salle Bourgie est située au 1339, rue Sherbrooke Ouest (métro Guy-Concordia)

Les billets sont disponibles en ligne:  Toot Suite (mbam.qc.ca)   ou sur place le 18 nov.

Thursday, November 18th @ 7:30pm – Salle Bourgie (Mtl. Museum of Fine Arts)

TOOT SUITE: When Jazz was King Musical shorts with live jazz!

Toot Suite is a tribute to Montreal’s Golden Age of jazz. From the 1920s to the 1950s the good times rolled and the jazz was hot. For reasons rooted in geography, liquor laws, politics and race, people travelled from all over to experience the wild nightlife of this town. Particularly during the prohibition era, American tourists flooded establishments here that offered the best and latest entertainment, with jazz being a major draw. By WW2, Montreal’s swinging reputation drew thousands of enlisted men and local gals looking for a fun night out in smoky venues with smokin’ hot bands. This meant golden opportunities for musical artists from all over to shine on stage and develop their chops.

Taking place at the beautifully prestigious Bourgie Hall, our program will alternate between live jazz performance on stage and vintage musical film shorts that mostly feature Black jazz artists who performed in Montreal night clubs and music halls like Café St-Michel and Rockhead’s Paradise. All shorts come from the archives of CFS (Cinéclub de Montréal / The Film Society) and will be projected as 16mm film for added authenticity. Seen performing on the big screen in their glory days are Billie Holiday, Cab Calloway, Duke Ellington, Fats Waller and Little Burgundy’s own Oscar Peterson.

Marie-Ketely Gomes on bass/vocals, Betsaleel Jean-Charles on drums and Théo Abellard on piano will interpret classic tunes made famous by Billie Holiday, Fats Waller, Duke Ellington, Louis Armstrong and more. Special guest solo pianist is local favourite, Taurey Butler, interpreting works by Oscar Peterson and others. As an added treat, he will also perform live to jazzy images of Paris captured on Kodachrome colour film in 1960 and not shown to any audience in over 50 years.

This event is a collaboration between La Salle Bourgie of the Montreal Museum of Fine Arts and CFS.

Bourgie Hall is located at 1339, rue Sherbrooke Ouest, (métro Guy-Concordia)

Tickets available on-line at  Toot Suite (mbam.qc.ca)  or at the door on Nov. 18.

Dimanche le 21 novembre @ 19h

PUSHING HANDS (Tui Shou)

(1991, Taiwan, 105 min., 16mm, VOSTA) Ang Lee

Monsieur Chu, un maître chinois de Tai Chi à la retraite, rejoint à New York, la famille de son fils Alex. Sa belle-fille américaine, Martha, peine à écrire son second roman et supporte mal sa présence. Alex va devoir lutter pour garder sa famille unie, prisonnier entre tradition culturelle et style de vie moderne à l’américaine.

D’entrée de jeu et avec une économie de mots paradoxalement très parlante, Ang Lee présente les relations piquantes entre les personnages d’un même foyer. Une américaine et son beau-père chinois, montrés dans tout ce qu’ils ont de plus culturellement différents, constitue un thème de premier long-métrage intéressant pour ce cinéaste taïwanais qui aura autant réalisé en Asie qu’aux États-Unis; SALÉ SUCRÉ, TIGRE ET DRAGON, SOUVENIRS DE BROKEBACK MOUNTAIN et L’HISTOIRE DE PI.

Conférencier invité : Mathieu Li-Goyette est rédacteur en chef de la revue en ligne Panorama-cinéma et chargé de cours au Centre d’études asiatiques de l’Université de Montréal où il enseigne l’histoire et la théorie de la culture visuelle au Japon. Il rédige actuellement une thèse sur le désir et le rythme dans la bande dessinée. Outre des articles publiés dans les revues 24 images, Hors Champ et Liberté, il a dirigé les ouvrages collectifs L’humanisme d’après-guerre japonais (2010) et Nikkatsu : 100 ans de rébellion (2012). Il était programmateur invité pour la Semaine de la critique de Berlin en 2018.

Billets : CFS PRÉSENTE: PUSHING HANDS (STA) | Cinéma du Parc (cinemadumusee.com)

Sunday, November 21st @ 7pm

PUSHING HANDS (Tui Shou)

(1991, Taiwan, 105 min., 16mm, Eng. subtitles) Ang Lee

Having just moved from Beijing, senior Tai Chi master Mr. Chu (Sihung Lung) struggles to adjust to life in New York, living with his Americanized son Alex (Ye-tong Wang). Chu immediately butts heads with his put-upon white daughter-in-law, Martha (Deb Snyder), a writer who seems to blame him for her own paralyzing inability to focus. But when Chu begins teaching Tai Chi at a local school, his desire to make a meaningful connection comes to fruition in the most unexpected of ways. And not without some comic misadventures along the way!

Pushing Hands is a cross-cultural gem by the director of The Wedding Banquet, Eat Drink Man Woman, Crouching Tiger Hidden Dragon and Life of Pi. Writer and director Ang Lee beautifully conveys the difficulty this ascetic Easterner has in adapting to the consumer culture of the West. The film is enhanced by its discerning look at the spiritual potencies of Tai Chi, the Chinese ethic of filial relations, and the heated complications of father-son relationships.

Come make another fine discovery of something that won’t likely show up in your bot-generated algorithms. And what better way than to to watch it on a large theatrical screen in the company of others at the luxurious Cinéma du Musée. A beautiful 16mm print will be projected, by the way.

Guest speaker: Mathieu Li-Goyette is chief editor of the on-line magazine Panorama-cinéma and runs an Asian studies centre at Université de Montréal where he teaches history and theory of Japanese visual culture. He is presently working on a thesis dealing with desire and rhythm in comic books. Besides publishing articles in 24images, Hors Champs and Liberté, in 2010 he assembled a collection of works on humanism in post war Japan and in 2012 published a book on 100 years of Japan’s Nikkatsu film studio. He was also invited to program for Critics Week at the famed Berlin festival.

Tickets: CFS PRESENTS: PUSHING HANDS (EST) | Cinema du Parc (cinemadumusee.com)

Dimanche le 5 décembre @ 19h

RAIDERS OF THE LOST ARK

(1981, États-Unis, 115 min., 35mm, VOA) Steven Spielberg

Préparez-vous à de l’action qui vous tiendra au bout de votre siège! Indy (Harrison Ford) et son ex-copine fougueuse Marion Ravenwood (Karen Allen) esquiveront des pièges, affronteront des Nazis et éviterons des serpents dans leur quête mondiale pour l’Arche d’Alliance. Attendez-vous à un rebondissement après l’autre alors que vous partirez à l’aventure avec le seul et l’unique Indiana Jones.

L’archéologie n’aura jamais été aussi cool! Ce film a révolutionné le cinéma d’action en l’élevant au-dessus de ce qu’il avait été auparavant. De l’aventure en continu, ponctuée d’une histoire captivante, de dialogues fûtés, d’humour, de romance et de vilains mémorables. On y trouve même des touches d’horreur et de science-fiction. Ce film prend la formule bien établie des films de James Bond, mais la transpose dans un univers beaucoup plus terre-à-terre. Bien qu’on y retrouve des éléments surnaturels, encrés dans la mythologie chrétienne, on ne cesse jamais d’y croire. À toutes ces forces s’ajoute une trame sonore maintenant devenue iconique.

« Les Aventuriers de l’arche perdue » était censé n’être qu’un film de série B amusant, mais est en fait devenu un classique du cinéma, aussi bien reçu par le public que par la critique. Dès la première scène, dans laquelle le courageux Dr. Jones sort de l’ombre pour dévoiler son visage déterminé, ses habiletés à manier le fouet et son amour pour les trésors, il est évident que cette œuvre est nettement supérieure à la moyenne des films d’action. Quand Indiana fait face aux pièges mortels, incluant un boulet géant, on assiste à quelques-uns des moments les plus mémorables et les plus parodiés du cinéma. En plus des multiples cascades à couper le souffle, Indy a droit à des acolytes colorés, des collègues, des femmes en détresse, des ennemis plus grands que nature, qui viennent tous complémenter sa personnalité casse-cou.

Qui peut oublier le travail impressionnant de John Williams, qui a aussi composé les trames sonores des projets antérieurs de Steven Spielberg et de George Lucas. Pour « Les Aventuriers de l’arche perdue », il crée un thème tout simplement inoubliable. Les compositions excitantes de Williams viennent agrémenter chaque moment du film en les rendant plus dramatiques, plus stressants ou plus romantiques. Les trames sonores aussi ambitieuses et aussi bien utilisées se font de plus en plus rares. Un projet qui a commencé comme un hommage aux films-épisodes des années 30 et 40, mais qui est devenu une réussite au-delà de toute attente qui a laissé sa marque dans l’histoire.

C’est votre chance de vivre l’expérience ultra-rare de visionner ce film de la même façon que le public l’a fait lors de sa sortie. Une copie 35mm d’archive de très belle qualité projetée sur écran géant. C’est une soirée que vous n’oublierai pas de sitôt!

Billets : CFS PRÉSENTE: RAIDERS OF THE LOST ARK | Cinéma du Parc (cinemadumusee.com)

Sunday, December 5th @ 7pm

RAIDERS OF THE LOST ARK

(1981, USA, 115 min., 35mm) Steven Spielberg

Get ready for edge-of-your-seat thrills! Indy (Harrison Ford) and his feisty ex-flame Marion Ravenwood (Karen Allen) dodge booby-traps, fight Nazis and stare down snakes in their incredible worldwide quest for the mystical Ark of the Covenant. Experience one exciting cliff-hanger after another when you discover adventure with the one and only Indiana Jones.

Archeology has never been so cool. This film revolutionized the action genre by proving that nonstop adventure could indeed thrive around a solid story – aided by superior helpings of smart dialogue, comic relief, a fitting romance, and significant villains. There are even bits of science-fiction and horror thrown into the mix. The James Bond films may have dreamed up the overarching concept first, but many of those episodes tend to dip into the territories of wildly unrealistic and predominantly goofy. Though Indy’s initial outing clearly utilizes a touch of the supernatural, it doesn’t toy with the suspension of disbelief, thanks to a thorough grounding amidst biblical lore. And for all of the project’s perfections, the additional rare feat of indescribably mesmerizing theme music is the icing on the cake.

“Raiders of the Lost Ark” was merely meant to be a fun-filled B-movie, but ended up being a classic of striking proportions, receiving substantial critical and commercial success. From the opening scene, in which the courageous Dr. Jones steps out of the shadows to reveal his determined face, his skills with a bullwhip, and his love of hidden treasures, it is evident that this creation is an accomplishment well beyond the ingredients of an average action flick. When Indiana braves deadly booby-traps – including a colossal rolling boulder – some of the most memorable and parodied movie moments are born. Adding to the frequent, breathtaking stunts are the ingenious designs of Indy’s sidekicks, colleagues, damsels in distress, and singular nemeses, who all perfectly complement every smidgen of his daredevilry.

Praise must also be given to composer John Williams, who scored most of Steven Spielberg and George Lucas’ prior projects. For “Raiders of the Lost Ark,” he once again creates theme music that simply cannot be forgotten. Williams’ exciting and stirring soundtrack garnishes every sequence, making each one more dramatic, suspenseful, or romantic; such potent use of resonant music in recent filmmaking has, sadly, become far too subtle. What started as Lucas and Spielberg’s historically-set, reality-based version of low-budget ‘30s and ‘40s matinee serials became an unequalled achievement beyond anything they could have imagined, boasting an influence that will likely never fade.

Here is your very rare chance to experience the film as did audiences when the film was originally released. A near-pristine 35mm archival print projected on the big screen will dazzle itself into your memory for a very long time.

Tickets: CFS PRESENTS: RAIDERS OF THE LOST ARK | Cinema du Parc (cinemadumusee.com)