Cinéma de Sève   

Situé au 1400 boul. de Maisonneuve O.   (métro Guy-Concordia) 

Located at 1400 de Maisonneuve blvd. W.  (Guy-Concordia metro)

Cinéma VA-114   

Situé au 1395 boul. René-Lévesque  O.   (métro Guy-Concordia ou Lucien l’Allier) 

Located at 1395  René-Lévesque blvd. W.    (Guy-Concordia or Lucien l’Allier metros)

VOF = Version Originale Française

VOA = Version Originale Anglaise

VOSTA = Version Originale avec Sous-Titres Anglais

VOASTF = Version Originale Anglaise avec Sous-Titres Français

Admission: 9$, 7$ (étudiant.e.s/students, 65+)

Billets disponibles sur place à partir de 18h/Tickets available at the door from 6pm

Dimanche 11 Septembre @ 18h30 Cinéma de Sève

CERTAINS L’AIMENT CHAUD

(1959, É.U., 121 min., 35mm, VOASTF)  Billy Wilder

De la comédie au film policier, en passant par un registre burlesque, CERTAINS L’AIMENT CHAUD est l’un de ces films cultes qui transcendent les frontières du genre et que tout cinéphile se doit de venir apprécier au moins une fois sur grand écran !

Nous sommes à Chicago, en 1929. Joe et Jerry, deux musiciens de jazz, assistent par malchance à un règlement de comptes entre gangsters lors d’une soirée. N’ayant d’autre possibilité que de se cacher pour éviter d’être reconnus et embarqués dans un conflit mafieux, les deux hommes choisissent d’intégrer un orchestre féminin et de se déguiser en femmes en prenant respectivement les noms de Joséphine et Daphné. Dans ce classique de la comédie américaine, Tony Curtis et Jack Lemmon nous livrent une performance des plus comiques du cinéma précurseur du « Nouvel Hollywood », sans oublier la talentueuse et remarquable Marilyn Monroe dans le rôle de la belle et séduisante chanteuse Sugar Kane !

Le film se poursuit par de nombreux quiproquos comiques auxquels s’ajoutent la peur des deux hommes d’être découverts et l’amour qu’ils portent à Sugar Kane, le tout brillamment mis en scène par le réalisateur Bill Wilder.

Quoi de plus comique et complexe pour un acteur que de jouer un double jeu ? Qui de Joe ou Jerry, ou plutôt…Joséphine ou Daphné sera l’heureux élue du cœur de Sugar Kane? Venez le découvrir…!  (Copie 35mm avec sous-titres Français,

Conférencière : Anna Iunes est une cinéaste brésilienne et une artiste visuelle multimédia (spécialisée en photographie) basée à Montréal depuis 2018. Passionnée par la création, c’est lorsqu’elle écrit et réalise qu’elle se sent le plus complète. Faire partie de n’importe quelle étape d’une production audiovisuelle est ce pour quoi elle est là. En 2019, elle a obtenu le prix Peter Lenkov en scénarisation et la bourse d’études de plus haut niveau à l’Alto Studio Tuscany en Italie. En 2018, elle a reçu le prix d’excellence pour les frais de scolarité internationaux de l’Université Concordia. En 2014, elle a obtenu une bourse complète à l’École nationale d’arts visuels de Rio de Janeiro.  Elle est également membre de la Golden Key International Honour Society.

Casablanca

Sunday September 11 @ 6:30 pm Cinema de Sève

SOME LIKE IT HOT

(1959, US, 121 min., 35mm)  Billy Wilder

Part comedy, part crime thriller with doses of sexy burlesque and gender-bending drag, SOME LIKE IT HOT is a major classic that all true cinephiles must experience at least once on the big screen with an audience laughing along.

It is the year 1929 in Chicago. Jazz musicians, Joe and Jerry, accidentally witness a violent settling of accounts between two rival mob gangs. Suddenly having to avoid a mafia-style farewell, the pair has no choice but to flee. To better ensure their safety, they decide to blend in with an all-female orchestra while dressed up in drag under the names Josephine and Daphne.

In one of the all-time great American comedies, Tony Curtis and Jack Lemmon deliver one of the funniest performances ever to usher in the “New Hollywood” of the 1960s. Most outstanding is the remarkable talents of Marilyn Monroe as the beautifully seductive singer, Sugar Kane.

Expect a steady stream of increasingly awkward and funny situations as our two heroes make every effort to avoid detection by the mob, while falling in love with irresistible Sugar Kane. All the madness is so brilliantly put together by director Billy Wilder, a master of many genres (DOUBLE INDEMNITY, SEVEN YEAR ITCH, SUNSET BLVD, IRMA LA DOUCE).

As for Curtis and Lemmon, what is more challenging for an actor than playing two “roles” at once?  Between Joe and Jerry, or rather, Josephine and Daphne, who will win the heart of Sugar kane? Come see all the fun for yourself! (35mm print).

Guest speaker: Anna Iunes is a Brazilian filmmaker and multimedia visual artist (including photography) based in Montreal since 2018. Passionate about creating, when writing and directing is when she feels most complete. Being part of any stage of an audiovisual production is what she is here for. In 2019 she garnered the Peter Lenkov Award in Scriptwriting and the highest-level Scholarship at the Alto Studio Tuscany in Italy. In 2018 she was handed the International Tuition Award of Excellence at Concordia University. In 2014 she won a Full Scholarship at the State School of Visual Arts of Rio de Janeiro.  Also, member of the Golden Key International Honour Society.

Dimanche 25 Septembre @ 18h30 Cinéma VA-114

LE COUTEAU DANS L’EAU (Nóz w wodzie)

(1962, Pologne, 94 min., 16mm, VOSTA)  Roman Polanski

Andrej, un reporter sportif, et sa femme, Christine, embarquent un auto-stoppeur sur leur route de vacances, lui proposant par la suite de se joindre à eux pour une excursion en bateau. Là, jaloux du physique du jeune homme, Andrej le rabaisse sur son inexpérience en mer. Naissent alors des tensions entre les trois protagonistes, évoluant inévitablement vers la violence, celle-ci savamment incarnée par le canif du jeune homme, symbole de virilité venant marquer l’enchaînement de ces vacances tourmentées.

Ce premier film confère d’emblée sa notoriété au réalisateur Roman Polanski, gagnant les grands honneurs du festival de film de Venise, le prix du meilleur film étranger, ainsi qu’une place en couverture du Time.

La fascination de Polanski pour la violence et la cruauté humaine, qui l’habitera tout au long de sa carrière, prend déjà sa forme dans cet opus. S’y déploie aussi son intérêt pour la complexité des relations humaines, s’animant parfaitement dans les tensions rencontrées au sein du couple.

Par la composition détaillée de ses plans en noir et blanc, ce film dépeint une représentation succincte et affirmée de ses personnages. Certains diront que le film reste l’œuvre la plus intéressante de la carrière de Polanski après son départ d’Europe. Doté d’une narration et d’un jeu d’acteur brillants, le style ironique et sinistre de Polanski offre une fraîcheur manquante à l’époque et continue de charmer les publics d’aujourd’hui.

Notre superbe copie d’apparence impeccable inclue des sous-titres anglais.

 

Conférencier invité: Chris Ding est diplômé de l’université de Washington à Seattle, recherchiste, traductrice de sous-titres, coordinatrice de festivals de films et productrice/co-hôtesse de podcasts.

Casablanca

Sunday September 25th @ 6:30 pm Cinema VA-114

KNIFE IN THE WATER  (Nóz w wodzie)

(1962, Poland, 94 min., 16mm, English subs) Roman Polanski

When Andrej, a successful sports writer on holiday with his wife, Christine, picks up a hitchhiker, the couple asks the man to join them on a short boating excursion. Jealous of the blonde boy’s youth and good looks, Andrej boasts of his prowess, criticizing his guest’s inexperience at sea. Tension between the men gradually intensifies, with the pocket knife that represents the boy’s particular skills lending a continual suggestion of violence and sexuality to the goings-on. Things do eventually get violent.

Roman Polanski’s first feature immediately established him as a filmmaker to be reckoned with, winning top honours at the Venice Film Festival, a Best Foreign Film Oscar nomination and a place on the cover of Time magazine. Polanski’s career-long fascination with human cruelty and violence is already evident, as is his intense interest in exploring the complex tensions involved in close relationships.

With its effectively-composed shots in black and white, this film is extremely assured and concise in its characterizations. Some would argue that KNIFE IN THE WATER is a more interesting work than anything the director has made since leaving Europe. Brilliantly told and well-acted, Polanski’s half tongue-in-cheek and sinister style seemed quite refreshing at the time and still enthralls modern audiences. (Nice crisp-looking print includes English subtitles)

Guest speaker : Chris Ding, a graduate of the University of Washington in Seattle, researcher, subtitle translator, film festival coordinator and podcast producer/co-host.

Dimanche 9 Octobre @ 18h30 Cinéma VA-114

L’ANGE IVRE (Yoidore tenshi)

(1948, Japon, 102 min., 16mm, VOSTA)  Akira Kurosawa

L’ANGE IVRE d’Akira Kurosawa capture l’ambiance du Japon d’après-guerre de la même manière que les films néoréalistes italiens l’ont fait dans ce pays. Dans une ville ravagée par la guerre et contrôlée par les Yakuza (gangsters japonais), un médecin alcoolique dirige une petite clinique. Un jeune gangster, Matsunaga (Toshiro Mifune), vient se faire retirer une balle de la main et est traité par le docteur Sanada (Takashi Shimiurai), qui déteste les Yakuza. Sanada découvre que Matsunaga est atteint de tuberculose et, après des disputes/chicanes et des bagarres/quelques échanges de coups, convainc le gangster de le laisser traiter sa maladie, créant ainsi une relation d’amour-haine entre les deux/relation où s’alternent amour et haine entre les deux.

C’est le premier film sur lequel Kurosawa a pu exercer un plein le contrôle créatif et, bien qu’il ait réalisé d’autres films, c’est celui dans lequel sa voix personnelle se fait clairement entendre pour la première fois. C’est également le premier rôle principal de Mifune, sans doute le plus célèbre des acteurs japonais au monde livrant, avec son co-vedette, de fulgurantes performances ! Ce qui rend le film si puissant, c’est la dépendance des personnages l’un envers l’autre ; le besoin du gangster d’un traitement médical et d’un soutien émotionnel et l’élan humaniste qui pousse le médecin à le soigner malgré le fait qu’il déteste tout ce que les Yakuza représentent. Si vous avez envie de passer une soirée émouvante au cinéma, c’est un film à voir.

 

Conférencier invité : Elena Altheman est candidate au doctorat à l’Université Concordia et scénariste professionnelle. Ses recherches portent sur l’économie politique de l’industrie brésilienne de l’animation, avec un accent particulier sur le travail. Elle enseigne également l’écriture de scénarios et a écrit pour des émissions d’animation telles que Irmão do Jorel (Le frère de Jorel, 2014) et Clube da Anittinha (2018). Son travail peut être vu sur Netflix, Cartoon Network, HBO Max et d’autres. Elle est le co-auteur de Irmão do Jorel : Livro Fenomenal, publié en 2021 par Harper Collins.

Casablanca

Sunday Ocotber 9 @ 6:30 pm Cinema VA-114

DRUNKEN ANGEL (Yoidore tenshi)

(1948, Japan, 102 min., 16mm, Eng. subs )  Akira Kurosawa

Akira Kurosawa’s DRUNKEN ANGEL captures the mood of postwar Japan in the same way the neo-realist films of Italy did in that country. In a war-scarred town controlled by the Yakuza (Japanese gangsters), an alcoholic doctor runs a small clinic. A young gangster, Matsunaga, (Toshiro Mifune), comes to have a bullet removed from his hand and is treated by Dr. Sanada (Takashi Shimiurai), who hates the Yakuza. Sanada discovers that Matsunaga has tuberculosis and, after arguments and fist fights, convinces the gangster to let him treat the illness, creating a love-hate relationship between the two.

This was the first film on which Kurosawa had creative control and, although he had directed other pictures, it is the one in which his personal voice is first clearly heard. It was also the first starring role for Mifune, arguably the most world famous of Japanese actors. Along with his co-star, they turn in mesmerising performances. What makes the film so powerful is the characters’ dependence on one another; the gangster’s need for medical treatment and emotional support and the humanist urge that compels the doctor to treat him despite the fact that he hates everything the Yakuza represents. If you’re into a moving night at the movies, this is one to experience.

 

Guest speaker: Elena Altheman is a PhD candidate at Concordia University and a professional screenwriter. Her research is on the political economy of the Brazilian animation industry, with a special focus on labour. She also teaches screenwriting and has written for animated shows such as Irmão do Jorel (Jorel’s Brother, 2014) and Clube da Anittinha (2018). Her work can be seen on Netflix, Cartoon Network, HBO Max and others. She is the co-author of Irmão do Jorel: Livro Fenomenal, published in 2021 by Harper Collins.

Samedi 22 Octobre @ 19h  Eglise Unie St James

NOSFERATU et DR. CALIGARI avec musiciens LIVE

(1922, Allemagne, 78 min., 16mm, VOSTA)  F W Murnau

(1920, Allemagne, 58 min., 16mm, VOSTA)  Robert Weine

À l’occasion de son 100e anniversaire, venez visionner NOSFERATU sur pellicule d’origine, projetée sur écran géant accompagné de l’organiste Peter Krasinski de Boston. L’unique version présentée est une restauration de 1999 qui n’est jamais sortie sur aucun format consommateur. Elle possède les teintes originales, des intertitres allemands et des sous-titres anglais. Des relevés de notes imprimés en français seront mis à la disposition de ceux qui en ont besoin. Précédé par LE CABINET DU DR. CALIGARI avec trois musiciens d’ici dans une majestueuse église gothique. Grignotines et boissons disponibles.

Co-présenté avec le Concours International d’Orgue du Canada.

Billets : https://ciocm.org/fr/events/event/cine-concert-nosferatu-peter-krasinski-orgue/

Ou sur place à partir de 18 h, le soir de l’événement.  25$, 20$ (étudiants & 65+) taxes incl.

Église Unie St-James, 463 rue Ste-Catherine O. (métro Place-des Arts)

Nosferatu

Saturday October 22 @7 pm St. James United Church

NOSFERATU and DR. CALIGARI with LIVE musicians

(1922, Germany, 78 min., 16mm, English subs) F W Murnau

(1920, Germany, 58 min., 16mm, English subs) R. Weine

Come experience NOSFERATU on its 100th anniversary with world-renowned organist from Boston, Peter E. Krasinski. The unique version presented is a 1999 restoration that has never been released on any consumer formats. It has the original colour tints, German intertitles and English subtitles.  Preceded by CABINET OF DR. CALIGARI with three local  musicians. Vintage archival film prints to be projected onto a large screen in a magnificent gothic church. Snacks and drinks available.

Co-presented with the Canadian International Organ Competition.

Tickets: https://ciocm.org/en/events/event/silent-film-nosferatu-peter-krasinski-organ/

Or at the door from 6pm, the night of the event.   25$, 20$ (students & 65+) taxes incl.

St. James United Church, 463 St. Catherine street W. (Places-des-Arts metro)

Dimanche 23 Octobre @ 18h30 Cinéma de Sève

L’INVASION DES PROFANATEURS DE SEPULTURES

(1956, É.U., 80  min., 35mm, VOASTF)  Don Siegel

Lorsque le Dr Miles Bennell (Kevin McCarthy) rentre chez lui dans sa petite ville californienne de Santa Mira, il est confronté aux rapports étranges de plusieurs de ses patients, qui insistent sur le fait que leurs parents relativement modestes sont en fait des imposteurs. Après un certain scepticisme initial, Miles est convaincu lorsque, lors d’un barbecue avec des amis, il découvre deux énormes cosses de graines qui éclatent pour libérer un fluide bouillonnant et deux répliques humaines incomplètes, dont l’une lui ressemble ! Supposant qu’une étrange invasion extraterrestre est en cours, Miles et son amoureuse/sa compagne Becky (Dana Wynter) tentent de s’enfuir, toute la ville des extraterrestres convertis à leurs trousses.

L’un des films paranoïaques les plus populaires de l’âge d’or de la science-fiction américaine, le film est à la fois une allégorie ambivalente de la guerre froide et un récit de terreur extraterrestre, car il met en scène les dangers du conformisme social et la menace d’une invasion venant à la fois de l’extérieur et de l’intérieur de la communauté. (Et la fin pessimiste du film, où Miles s’aventure sur une autoroute et crie “Vous êtes les prochains !” directement face à la caméra, vous fera vous demander à côté de qui vous dormez vraiment la nuit. Profitez d’une copie 35 mm impeccable, avec sous-titres français, projetée sur grand écran en “Superscope” ! (Projection commanditée par Maurice Roy.)

 

Conférencière : Mafalda Ade est diplômée en production cinématographique de l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL) et poursuit actuellement une maîtrise en études cinématographiques à la Mel Hoppenheim School of Cinema de l’Université Concordia. Elle a déjà travaillé sur plusieurs productions de documentaires et de longs métrages et a donné des cours sur le genre cinématographiques.

Body

Sunday October 23 @6:30 pm Cinema de Sève

INVASION OF THE BODYSNATCHERS

(1956, USA, 80 min., 35mm)  Don Siegel

When Dr. Miles Bennell (Kevin McCarthy) returns home to his small California town of Santa Mira, he is confronted by strange reports from several of his patients, who insist that their relatively begign relatives are in fact imposters. After some initial skepticism, Miles is convinced when, during a barbecue with some friends, he discovers two huge seed pods that burst open to release a bubbly fluid and two incomplete human replicas, one of which looks like himself! Speculating that a bizarre alien invasion is underway, Miles and his love interest Becky (Dana Wynter) attempt a getaway with the entire town of ‘alien converts’ hard on their heels.

One of the most popular paranoid films from the Golden Age of American Sci-Fi, the film is both an ambivalent Cold War allegory and an extraterrestrial terror tale as it dramatizes the dangers of social conformity and the threat of invasion coming from both outside and inside one’s own community. (pandemic panic, anyone?) And the film’s pessimistic ending, as Miles wanders onto a highway and shouts “You’re next!” directly into the camera, will make you wonder who you’re really sleeping next to at night. Enjoy a pristine 35mm print projected on the big screen in ‘Superscope’! (Screening sponsored by artist Maurice Roy.)

Guest speaker: Mafalda Ade has a degree in film production from the École cantonale d’art de Lausanne (ECAL) and is currently pursuing an MA in film studies at the Mel Hoppenheim School of cinema at Concordia University. She has previously worked on several documentary and feature productions and taught courses in film genre.

Dimanche 6 Novembre @ 18h30 Cinéma VA-114

WITHNAIL & I

(1987, Royaume-Unis, 107 min., 16mm, VOA)  Bruce Robinson

L’action se déroule en 1969, dans la miteuse maison londonienne de deux acteurs au chômage. Withnail et Marwood (le “I” du titre) sont dégoûtés par la misère qui les entoure. Pour échapper à la folie, ils décident de prendre des vacances à la campagne, grâce à l’oncle excentrique de Withnail, Monty. Peu importe où ils se retrouvent, ils ne peuvent se libérer du sentiment de désespoir qui les consume et se retrouvent constamment au centre d’inconfortables situations comiques.

“Withnail and I” est sans contredit le parfait prototype du film culte: sans effort, on vient à en connaître toutes ses juteuses répliques que l’on récite spontanément pendant la projection. Ce film est vénéré par les cinéphiles pour une raison toute simple : c’est un film très intelligent et brillant. Le film rend les protagonistes attachants grâce à un savant mélange de comédie, d’empathie et de mélancolie. “Withnail and I” est célèbre pour certaines des répliques les plus emblématiques de l’histoire du cinéma britannique. La présence de personnages tragiques ne fait qu’étoffer ce paysage de désolation. Le jeu de Richard E. Grant et Paul McGann apporte une dimension vulnérable et nuancée à leurs personnages d’ivrognes désespérés. Les seconds rôles ne sont pas en reste et contribuent grandement à donner vie au savoureux texte du scénariste et réalisateur Bruce Robinson. On n’a qu’à penser à Richard Griffiths, dans le rôle de l’oncle gai Monty, et de Ralph Brown, dans celui du trafiquant de drogue Danny, tous deux hilarants.

Si vous n’avez jamais vu ce film, c’est une occasion en or pour vous de découvrir ce petit bijou.

Si vous l’avez déjà vu, venez revivre ses moments les plus drôles et réciter ses répliques inoubliables. (Le CFS ne peut être tenu responsable de toute dilatation de rate excessive subie lors de la projection).

Conférencier invité : à déterminer

Whitnail

Sunday November 6 @ 6:30 pm Cinema VA-114

WITHNAIL & I

(1987, United Kingdom, 107 min., 16mm)  Bruce Robinson

Set in 1969, in the filthy London abode of two unemployed actors, Withnail and Marwood (the ‘I’ of the title) are disgusted by the squalor that surrounds them. To escape the madness, they decide to go on a holiday to the countryside, courtesy of Withnail’s eccentric uncle, Monty. Though it seems no matter where they go, they can’t escape the overwhelming sense of bleak desperation and oddly comedic situations.

This is a true cult classic, the sort of movie you could recite over and over, and it has garnered this adoration and status for a reason; it’s just brilliant cinema. The blend of comedy with pity and sadness is so expertly crafted, Withnail & I has some of the most iconic one-liners in British film history. Yet it is enriched by the profound characters that inhabit this desolate landscape. The two central performances are just striking too, as both Richard E. Grant and Paul McGann bring so much vulnerability and nuance to these two hopeless boozers. The supporting cast more than do their bit, helped along by being so well-written by writer/director Bruce Robinson, who brings out hilarious turns by Richard Griffiths as the gay Uncle Monty and Ralph Brown as the drug-dealing Danny.

If you’ve never seen this film, it is an absolute must-see ‘bucket list’ title. If you have seen it, you no doubt look forward to reliving the funniest moments of highly quotable dialogue eliciting fits of laughter. (We apologise in advance for the resulting sore stomach)

Guest speaker : to be announced

Dimanche 20 Novembre @ 18h30 Cinéma de Sève

LE CINQUIÈME ÉLÉMENT

(1997, France/Royaume Unis., 126 min., 35mm, VOA)  Luc Besson

Nous sommes plusieurs siècles dans le futur et les forces du mal recherchent “LE CINQUIÈME ÉLÉMENT” qui, une fois réuni à l’eau, au vent, à la terre et au feu, leur permettra de détruire toute vie dans l’univers. Seuls pour sauver la civilisation?  Un infatigable et inusité trio : un chauffeur de taxi sarcastique (Bruce Willis), un prêtre érudit (Ian Holm) et une mystérieuse et incorruptible créature venue d’un monde lointain qui prend pour l’occasion la forme d’une jeune femme aux pouvoirs étonnants (Milla Jovovich). Pour réussir, ils devront échapper aux hédonistes autorités de leur propre planète, et affronter une armée de méchants de toutes races, espèces, formes et tailles, menée par le sanguinaire Zorg (Gary Oldman).

Il y a 25 ans, le réalisateur Luc Besson a donné un nouveau souffle au cinéma de science-fiction avec ce thriller du 23e siècle où on suit les péripéties d’un chauffeur de taxi volant et d’une beauté extraterrestre qui tente de sauver l’univers. Ce film d’action tentaculaire déborde de couleurs, de musique et d’humour excentrique. Il a fait une vedette de Chris Tucker, dans le rôle androgyne de Ruby Rhod, une flamboyante mégastar de la télévision du futur. Sans oublier que Besson a fait appel à de réputés créateurs de bande dessinée (Giraud et Mézières) afin d’imaginer une New York futuriste, et au designer Jean-Paul Gaultier pour des costumes avant-gardistes.

“Besson a fait tout ce que je pensais qu’un grand artiste devait faire”, a déclaré au Post le concepteur sonore Mark Mangini, qui a travaillé sur le film. “Il a embauché des artistes au sommet de leur art pour chaque département et leur a simplement demandé de faire ce qu’ils voulaient, créer,  sans aucune microgestion. Pour moi, c’était une révélation.”

Pour votre plus grand plaisir, nous vous présentons une copie 35 mm parfaite et glorieusement non restaurée afin que vous puissiez vivre cette expérience comme le public l’a fait lors de sa sortie en salle en 1997.

fifth

Sunday November 20 @ 6:30 pm Cinema de Sève

THE FIFTH ELEMENT

(1997, France/U.K., 126 min., 35mm)  Luc Besson

It is several centuries in the future and the forces of evil search for “THE FIFTH ELEMENT,” which when united with water, wind, earth, and fire, will enable them to destroy all living things. Only the unwavering efforts of a sardonic cab driver (Bruce Willis), an enlightened priest (Ian Holm), and a valiant female super-being from an incorruptible distant world (Milla Jovovich) can save civilization. In their quest, the three must elude capture by the authorities on their own pleasure-seeking, celebrity-obsessed home planet, as well as battle nefarious villains of all species, shapes and sizes, including the bloodthirsty Zorg (Gary Oldman).

Twenty-five years ago, director Luc Besson blew the doors off Sci-Fi cinema with his 23rd-century thriller about a flying-cab driver, an alien beauty, and a quest to save the world. The sprawling action movie was stuffed with color, music and eccentric humor; it made a star of Chris Tucker, who played flamboyant TV personality Ruby Rhod, and enlisted comic-book artists to render a future New York City and designer Jean-Paul Gaultier to engineer cutting-edge costumes.

“Besson did everything I thought a great artist should do,” sound designer Mark Mangini, who worked on the film, told The Post. “He hired the most creative people in every department, and just told them to do what they do, without any micromanagement. That, to me, was an epiphany.”

For your absolute pleasure, we offer a pristine and gloriously unrestored 35mm print so that you may experience it exactly the way audiences did on its theatrical release.

Dimanche 4 Décembre @ 18h30 Cinéma de Sève

DIRTY DANCING

(1987, U.S., 100  min., 35mm, VOA) Emile Ardolino

Cette histoire de passage à l’âge adulte qui se déroulant à l’été 1963 dans un village de vacances des Catskills, est un film sur le pouvoir subversif que peut exercer la danse sur une société élitiste. On suit l’histoire de Bébé (Jennifer Grey), une riche jeune fille de 17 ans, et la façon dont elle s’initiera à la sexualité et à la sensualité par l’intermédiaire de son instructeur de danse provenant de la classe ouvrière, Johnny (Patrick Swayze). Bien plus qu’un film exhibant des corps huilés et suaves, ce film expose avec habileté et autodérision les luttes entre les classes sociales au début des années 60, une époque idéalisée, encore innocente. On est plongé dans une ambiance parfois lourde et douteuse, même dans l’endroit confiné qu’est un village de vacances, tel que dépeint par la scénariste Eleanor Bergstein.

Le film, un plaisir coupable bien ficelé des années 80, n’est pas sans rappeler ROSE BONBON et LE FEU DE LA DANSE, et fait preuve d’un charme indéniable qui a su séduire son public. C’est ce qu’Hollywood fait de mieux, après tout! Un véritable pilier de la culture populaire, on y retrouve des citations iconiques telles que «On laisse pas Bébé dans un coin» et des tubes intemporels comme Time Of My Life.

Les habitués du CFS se douteront que l’expérience ne s’arrêtera pas là, puisque vous aurez droit à des numéros de danse lascive sur scène, sortis tout droit de la communauté burlesque montréalaise. Après avoir vécu autant d’émotions sur scène et sur pellicule 35mm, vous vous surprendrez à quitter le cinéma  en esquissant quelques pas de danse.

Dirty

Sunday December 4 @ 6:30 Cinema de Sève

DIRTY DANCING

(1987, U.S., 100 min., 35mm) Emile Ardolino

Set in a Catskills resort in the summer of 1963, it is a 17 year old girl’s coming-of-age fantasy and a bright dance musical about the role dancing had in the embryonic counterculture. Our rich girl teen heroine, Baby (Jennifer Grey), ascends to spiritual and sensual perfection as a result of self-discovery through dance, sexual initiation and her commitment to the resort’s working-class dance instructor, Johnny (Patrick Swayze) But, there’s more going on in the film than pelvic grinds and oiled chests. The evocation of the early 1960s—often romanticized as a time before America’s collective loss of innocence—has a delicate edge of self-mockery. There’s plenty here that’s grim and seedy, even in the self-contained world of the summer resort as laid out by screenwriter Eleanor Bergstein.

Reminiscent of PRETTY IN PINK and FLASHDANCE, this well-crafted piece of 1980s fluff has undeniable charms that the viewer (voyeur?) can’t help getting carried away by.  It’s what Hollywood does best, after all. Much of it has become part of pop-culture including the line uttered by Swayze: ‘‘Nobody puts baby in a corner’’ and the catchy mega-hit song, Time Of My Life.

And since CFS is all about offering you something you simply won’t find elsewhere, we will present live ‘dirty dance’ numbers from local stars of Montreal’s steamy Burlesque scene. After viewing such lascivious thrills on stage and our lovely 35mm stereophonic print on screen, you’ll leave the cinema giggling with feel-good sentiment and an uncontrollable groove in your step.