Janvier-mai 2018 | January-May 2018

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Billets / Tickets: 8$, 6$ (Étudiants / Students, 65+), sur place seulement, argent comptant / At the doors, cash only

Cinéma VA-114 : 1395 René Lévesque O. (Métro Lucien L’Allier)
Cinéma deSève : 1400 de Maisonneuve O. (Métro Guy)


Dimanche 14 janvier       6:30pm         Cinéma VA-114
LA STRADA
(1954, Italie, 108 min., 16mm, v.o.s-t.a.)  Federico Fellini 

Une jeune femme naïve est vendue par sa famille à l’homme fort d’un cirque ambulant. C’est la belle et la bête, ou la bête et la brute jetées sur les routes dévastées de l’Italie d’après-guerre. La Strada marque le moment où Fellini s’est trouvé comme cinéaste, proposant un univers magique, unique et touchant. Le film marque aussi un moment charnière dans l’histoire du cinéma italien. D’abord scénariste dans les années 40, Fellini avait contribué entre autres aux scénarios de Rome, ville ouverte et Paisa de Rossellini. Après trois films habiles mais oubliables au début des années 50, il est couvert de prix pour La Strada, gagnant notamment l’Oscar du meilleur film étranger. Si La Strada s’éloigne par sa fantaisie du néoréalisme, Fellini en gardera une grande tendresse pour les marginaux, les exclus, et les démunis. Gelsomina et Zampano en sont un exemple bouleversant, un couple improbable où la force et la liberté ne sont pas toujours où l’on croit. S’il y eu jamais une réponse féminine à Chaplin, c’est Giulietta Masina, tout aussi touchante et bouleversante que lui. Fellini gardera toute sa vie une fascination ancrée dans l’enfance pour le cirque et les divertissements populaires, la vie de troupe, l’errance. I clowns (1970), l’un de ses rares documentaires, est ainsi une étrange fusion d’autobiographie et d’hommage à ces artistes auxquels il doit tant. Dans La Strada, le cirque est déjà la parfaite métaphore du grand spectacle du monde, à la fois tragique et comique, hideux et magique.

Sunday, January 14th        6:30pm          Cinéma VA-114
LA STRADA
(1954, Italy, 108 min., 16mm, English sub-titles)  Federico Fellini

A naïve young woman is sold by her family to the travelling circus strongman. It’s the story of the Beauty and the Beast, or rather, the Beast and the Brute on the devastated roads of post-war Italy. La Strada marks Fellini’s true emergence as a filmmaker; with it, he reveals a magical, unique and touching universe. The film also marks a defining moment in the history of Italian cinema. Starting out as a screenwriter in the 40s, Fellini collaborated on the scripts for Rosselini’s Rome, Open City and Paisan. After making three adept, yet forgettable, films in the early 50s, he wins numerous prizes for La Strada, most notably, the Oscar for Best Foreign Film. Although La Strada stands apart as a neorealistic fantasy, Fellini maintains a great affection for those on the fringes of society who are excluded and disadvantaged. Gelsomina and Zampano are striking examples of this: an unlikely match whose strength and freedom are not always apparent. Giulietta Masina, a female counterpart to Chaplin, is both touching and poignant in her performance.

Throughout his life, Fellini maintained a childhood fascination for the circus and popular entertainment and the unsettled, wandering life of the troupe. One of his few documentaries, I Clowns (1970), is a strange fusion of autobiography and homage to the artists to whom he owes so much. The circus in La Strada is the perfect metaphor for the greatest show on earth—at once tragic and comical, hideous and magical.

Projected will be a nice sharp English sub-titled print. Preceded by a surprise animated short from Italy.

Dimanche 28 janvier       6:30pm          Cinéma de Sève
LES ORGUEILLEUX
(1953, France, 105 min., 16mm) Yves Allegret

Deux des plus respectés et des plus grands noms du cinéma français sont ici réunis dans cet intense thriller dramatique tourné entièrement dans la chaleur humide du Mexique. Nelly (Michèle Morgan) arrive dans un village reculé du Mexique avec un mari malade qui meurt peu de temps après leur arrivée. Maintenant seule, elle n’a plus d’argent et a perdu ses billets de retour. Elle est attirée par Georges (Gérard Philipe), un alcoolique négligé, qui, comme Nelly le découvrira, est un médecin expatrié, qui ne s’est jamais remis de la mort tragique de sa femme. Peuvent-ils sauver la ville d’une épidémie mortelle? Peuvent-ils se sauver l’un l’autre? La chimie entre les deux acteurs est hypnotisante, mettant l’accent sur une histoire d’amour poignante rarement vue dans les films européens de l’époque. Une atmosphère remplie de présages, une caméra fluide et un environnement réaliste attirent le spectateur au cœur du danger. Deux scènes se démarquent : la vaccination douloureuse contre le virus de Nelly et la danse humiliante de Georges en échange d’une bouteille d’alcool. À ne pas manquer. Français avec sous-titres anglais.

Conférencier invité : Tom Kelly est l’ex-président de l’Association internationale de psychologie analytique (AIPA). Depuis nombre d’années, il est très actif en enseignement et comme conférencier dans plusieurs sous-sections émergentes de l’AIPA et à travers le monde. Il a complété ses études comme analyste jungien à l’Institut C. J. Jung de Zürich en 1986 et a maintenant sa pratique privée à Montréal.

Sunday, January 28th        6:30pm         Cinéma de Sève
LES ORGUEILLEUX
(1953, France, 105 min., 16mm, English subtitles) Yves Allegret

Two of the biggest and most respected names of French cinema play the leads in this tense dramatic thriller shot entirely in the sweaty heat of Mexico. Nelly, (Michele Morgan) arrives in a remote Mexican town with her sick husband who dies a short while later. Now left alone, she has also lost her money and travel tickets. She is drawn to a scruffy drunk named Georges (Gerard Philipe) who, she discovers, is an expatriate doctor who never recovered from the tragic death of his wife. Can they save the town from being consumed by a deadly epidemic? Can they save themselves from each other? The on-screen chemistry between the two leads is mesmerizing as they play out a gritty romance unlike anything seen in European films at the time. A constant foreboding atmosphere, fluid camera work and a realistic setting draws the viewer into the heart of the danger. Two stand out scenes include Nelly’s painful inoculation from the virus and penniless Georges’ humiliating dance for a bottle of hard liquor. All part of a not-to-be-missed film. French with English subtitles. (Screening sponsored by the Jung Society of Montreal)  Preceded by a short doc. on CJ Jung.

Guest speaker: Tom Kelly is past-president of the International Association for Analytical Psychology (IAAP). He has been actively engaged in teaching and lecturing in many Developing Groups of the IAAP around the world for many years. He completed his training as a Jungian analyst at the C. G. Jung Institute in Zürich in 1986 and has a private practice in Montreal.

Dimanche 11 février        6:30pm          Cinéma VA-114
THE PSYCHIC (Sette note in nero)
(1977, Italie, 95 min., 16mm, v.o.a.) Lucio Fulci

Une femme est tourmentée par des prémonitions de la mort de ses proches. Au fur et à mesure qu’elle essaie d’approfondir sa connaissance de ce phénomène terrifiant, le souvenir de sa mère, morte en sautant d’une falaise, lui revient à l’esprit. Alors que ses visions continuent, elle parvient à non seulement voir sa propre mort, mais aussi à élucider le mystère autour de la mort de sa mère.

Bien que ce petit thriller ne soit pas le plus sanglant de Lucio Fulci, il demeure l’une de ses œuvres les plus adroites et prenantes. Jennifer O’Neil campe avec brio la clairvoyante dans ce « Giallo » qui vous tiendra en haleine jusqu’à la fin, très poe-esque, par ailleurs. Le grand plaisir ce de film réside dans le casse-tête des visions de l’héroïne, que le spectateur se plaira à résoudre avant la protagoniste.

La projection sera précédée de bandes-annonces d’horreur en 35mm ainsi que d’un rarissime court-métrage basé sur une nouvelle érotique de Maupassant et mettant en vedette Catriona MacColl (Frayeurs, L’Au-delà et La Maison près du cimetière, tous également de Fulci). Projection commanditée par Maurice Roy.

Conférencier invité: Mario de Giglio-Bellemare est un mordu de l’horreur qui enseigne le cinéma de genre, les traditions grotesques et l’éthique des monstres au Collège John Abbott. Sa passion a commencé à l’âge de 9 ans, alors qu’il restait éveillé pour écouter des films de la Hammer à la télé. Également cinéaste, ses œuvres combinent habilement le cinéma muet, les films d’exploitation et l’horreur. Ayant complété un doctorat à l’université de Toronto, il travaille présentement à terminer un livre sur le Grand Guignol, tout en collaborant occasionnellement au magazine d’horreur Rue Morgue.

Sunday, February 11th        6:30pm         Cinéma VA-114
THE PSYCHIC (Sette note in nero)
(1977, Italy, 95 min., 16mm) Lucio Fulci

A woman is tormented by morbid premonitions heralding the deaths of people she knows. As she tries to understand the terrifying phenomenon, she remembers her childhood when her mother jumped to her death off a cliff. As the shocking visions continue, she not only sees her own upcoming death, she also gains insight into the truth about her mother’s demise.

Although not the goriest by the Italian Master of Horror, this effective little thriller is arguably one of his smartest and most engrossing works. Jennifer O’Neil does a fine job as the clairvoyantly-gifted woman in this well-paced ‘Giallo’ that will have you on the edge of your seat by the time you reach its Poe-inspired ending. The fun of this movie is in trying to piece together the heroine’s vision before she does. And fun you will have!

Preceded by vintage 35mm horror trailers and a very rare short starring, Catriona MacColl (star of Fulci’s City of the Living Dead, The Beyond and The House by the Cemetery) based on an erotic tale by Guy de Maupassant.   (Screening sponsored by Maurice Roy)

Guest speaker: Mario De Giglio-Bellemare is a “monster kid” who teaches courses on genre cinema, grotesque traditions, and monster ethics in the Humanities department of John Abbott College. He began to watch monster movies at the age of 9, staying up to watch Hammer films on late-night television. Also a filmmaker, his works combine a love of silent cinema, “exploitation films,” the horror genre, and attractions-based sensibilities. He completed his Ph.D. at the University of Toronto and is presently finishing a book linked to the history of the Parisian Grand-Guignol theatre while occasionally contributing to the Canadian horror genre magazine RUE-MORGUE.

Dimanche 25 février           6:30pm            Cinéma de Sève
LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT (The Searchers)
(1956, É.U., 119 min., 35mm, v.o.s-t.f.) John Ford

Si vous pensez qu’un western ne peut pas vous briser le coeur, vous n’avez jamais vu The Searchers de John Ford. Un vétéran revenu de tout et un jeune garçon partent à la recherche de proches enlevés par les Comanches. Ils retrouvent la trace de la fille de la famille. Mais que feront-ils d’elle une fois qu’ils l’auront retrouvée? A-t-elle encore une place dans leur monde?

The Searchers marque la neuvième collaboration des deux John. Wayne est ici au sommet de sa gloire, stoïque et fier, mais aussi fatigué, image qu’il portera dans la dernière partie de sa carrière. Ford pousse son exploration du western, genre qu’il contribuera à inventer et réinventer en 50 ans de carrière, de ses débuts muets à Cheyenne Automn. The Searchers touche à la perfection technique sans  jamais que la beauté aride des images n’entrave la profonde limpidité de l’histoire, preuve d’une rare maturité stylistique. La séquence finale est sans doute l’une des plus simples et marquantes utilisation du cadre dans le cadre de l’histoire du cinéma, résumant en une seule image tous les thèmes du film, et peut être de toute l’oeuvre de Ford : le foyer et la nature sauvage, la communauté et la solitude, les convictions et l’humanisme, le mythe et le quotidien. Le résultat est certes un archétype incontournable du western, mais aussi une remise en cause des partis pris moraux du genre. Comme Fort Apache ou The Man who Shot Liberty Valance, The Searchers est à la fois un drame intime et une méditation sur les faux semblants et les illusions de l’histoire américaine.   Copie 35mm avec sous-titres en français.

Conférencier : Donato Totaro a obtenu son doctorat en Cinéma & Télévision à l’Université de Warwick (Royaume-Uni) sous la direction du défunt Victor F. Perkins. Il est chargé de cours dans le programme d’études cinématographiques à l’Université Concordia (Montréal, Canada) depuis 1990. Totaro est le rédacteur en chef de la plus ancienne revue mensuelle de films en ligne, Offscreen, depuis sa création en 1997, et membre de l’AQCC, « l’Association québécoise des critiques de cinéma », depuis 2004. 

 

Sunday, February 25th         6:30pm          Cinéma de Sève
THE SEARCHERS
(1956, U.S., 119 min., 35mm) John Ford

If you think that a western can’t possibly break your heart to pieces, you have never seen The Searchers by John Ford. A gruff veteran of the old west and his dis-owned nephew head out on a difficult years-long search for close family members who have been abducted by Comanche warriors. They finally pick up the trail of the youngest girl but what will they do when they find her?  After living with natives all this time, will she still have a place in their world?

The Searchers marks the ninth collaboration between the two famous Johns.  Here we see Wayne at the summit of his glory, stoic and proud, but also tired. It’s an image he will carry for the last half of his career.  Ford pushes his exploration of the western, a genre he has invented and re-invented so many times in his 50-year career, from his silent-era beginnings in 1917  to Cheyenne Autumn in 1964. This film displays a technical perfection without allowing the arid and clear beauty of the images to impede the story. The final sequence is without a doubt one of the simplest and most affecting uses of framing in the history of cinema, summing up in a single image all of the film’s themes and, possibly, all of Ford’s films: the civilised home and savage nature, community and solitude, convictions and humanity, the mythical and the every day.  The undeniable result is a true archetype of the western, but also a questioning of the moral biases of the genre. Like Fort Apache or The Man Who Shot Liberty Valance, The Searchers is at once an intimate drama and a study of the false pretense and illusion of American history.

If ever there was a breath-taking film that just had to be viewed on a large movie theatre screen, this is it. See a restored version here on 35mm film!

Guest speaker: Donato Totaro received his PhD in Film & Television from the University of Warwick(UK), supervised by the late Victor F. Perkins, and has been a Film Studies lecturer at Concordia University (Montreal, Canada) since 1990. Totaro has been the editor of the longest running monthly online film journal, Offscreen, since its inception in 1997, and member of AQCC “Association québécoise des critiques de cinéma” since 2004.

Dimanche 11 mars              6:30pm             Cinéma VA-114
BRÛLE, SORCIÈRE, BRÛLE! (Burn, Witch, Burn!)
(1962, R.U., 87 min., 16mm, v.o.a.) Sydney Hayers

Brûle, sorcière, brûle! raconte l’histoire d’un professeur qui découvre que sa femme pratique la magie noire dans le but de faire avancer sa carrière universitaire. Quand il détruit ses accessoires occultes dans le but de la stopper dans ses « folies », ils entament une descente aux enfers, littéralement!

Sydney Hayes, le réalisateur, a su donner à son film une touche à la Orson Welles, qui se lie parfaitement avec le scénario très bien ficelé de Charles Beaumont et Richard Matheson (du Twilight Zone)

Filmé en noir et blanc sur un campus universitaire anglais, il en émane incontestablement une ambiance lugubre. Comme bien d’autres films anglais de cette époque, il va droit à l’essentiel. Adapté du roman à succès Conjure Wife, ce film est bien tenu par Janet Blair (la sorcière de Blair originale?). Si vous êtes friands de films d’horreur classiques, sans trop de sang, mais plutôt avec des ombres, du brouillard, quelques surprises et de la musique inquiétante, ce film est pour vous.

Projection commanditée par Daniel Yates.

Sunday, March 11th                 6:30pm            Cinéma VA-114
BURN, WITCH, BURN!
(1962, U,K., 87 min., 16mm) Sydney Hayers

Here is an exciting and imaginative horror tale about a successful college professor who discovers that his wife has been practicing witchcraft to advance his career. When he destroys her occult paraphernalia in an attempt to make her stop her “foolishness,” their lives start going to hell — literally!

Director Hayers shot the whole film with an almost Wellesian flourish, and the script by Charles Beaumont and Richard Matheson(Twilight Zone TV series) is structured with an incredible tightness that adds substance to the spooky brew.

Crisply filmed in glorious black and white and set on an English Univerity campus, the movie has a great look and a quite eerie feel at times. Like many fine British films of the period, no time is wasted on unnecessary details. Based on a very successful novel, CONJURE WIFE, it is surprisingly well-acted by a cast that includes Janet Blair (the original Blair Witch?) If you like the classic style of horror film, not brimming with blood and gore but shadows and fog in a cemetery, and spine-tingling music with a nice little surprise here and there, then this is the picture for you. (Screening is sponsored by Daniel Yates)

Dimanche 25 mars        6:30pm               Cinéma VA-114
L’HOMME AU BRAS D’OR (The Man With The Golden Arm)
(1955, É.U., 119 min., 16mm, v.o.a.) Otto Preminger

Après six mois dans un centre de réhabilitation pour drogues, Frankie retourne dans son ancien quartier de Chicago où ses amis facilitent sa transition vers un monde inchangé. Sa femme paraplégique rancunière le manipule constamment, la serveuse au bar d’en bas tente de le séduire tout comme son ancien vendeur de drogue. Va-t-il résister aux tentations ou suivre les conseils de son médecin en quittant la ville afin de poursuivre son rêve de devenir batteur jazz?

Il s’agit d’un film en avance sur son temps dans sa représentation aussi réaliste que controversée de la dépendance aux drogues. Jamais auparavant le public n’avait été témoin d’une vision aussi franche de la douleur et du désespoir qu’est la dépendance à l’héroïne. Dans une interprétation en or qui lui a valu une nomination aux Oscars, Frank Sinatra est rythmé, tendu et instinctif, quoique toujours en contrôle.

En plus du jeu d’acteur et de la direction artistique de haut calibre, ce drame style film-noir se démarque aussi par sa trame sonore. La compositeur Elmer Bernstein a créé une musique qui complémente à merveille le film, surtout pendant les scènes de nuit. Son ambiance réaliste des rues de Chicago des années 50 vous captivera du début à la fin avec ses rebondissements et ses revirements.

Sunday, March 25        6:30pm         Cinéma VA-114
THE MAN WITH THE GOLDEN ARM
(1955, U.S., 119 min., 16mm) Otto Preminger

After spending six months in a drug rehab institute, Frankie returns to his tough old Chicago neighbourhood where his friends welcome him back to an unchanged world. His angry wheelchair-bound wife still manipulates his emotions, the downstairs good time bar hostess still tempts him as does his former drug dealer. Will he resist temptation or will he listen to his rehab doctor and leave town for good to pursue his new dream of becoming a top jazz drummer?

This was a pioneering film in that it defied censors with its depiction of drug addiction. There had been other ‘dope operas’ before but none had gone so far in showing the pain and despair of heroin addiction.

With his Oscar-nominated performance, this is Frank Sinatra’s movie all the way. His performance is rhythmic, tense, and instinctive, yet beautifully controlled. It is pure gold.

Besides the acting and art-direction, the soundtrack really stands out in this film-noir flavoured crime drama. Composer Elmer Bernstein has created a memorable driving score that suits the mood perfectly, especially during night scenes. The story has enough twists (and a few shocks) that will have you hooked from opening crane shot to closing tracking shot through the gritty streets of 1950s Chicago.

Dimanche 8 avril         6:30pm            Cinéma de Sève
GOD OF COOKERY (Sik san, 食神)
(1996, Hong Kong, 95 min., 35mm, v.o.s-t.a.) Stephen Chow

Dans la lignée des films d’action-comédie de Hong Kong, Stephen Chow campe le rôle éponyme d’un chef-cuisinier riche mais véreux, qui arrange les concours culinaires en sa faveur, publicise son nom, mais… qui ne sait pas cuisiner. Il vit sa vie sans scrupules, jusqu’au jour où celui qui l’avait supplié de devenir son élève le bat en compétition. Destitué, il perd toute sa fortune. Forcé de quitter l’île de Hong Kong, Stephen Chow trouvera refuge dans une école culinaire déguisée en temple shaolin. Il peaufinera ses techniques culinaires et lancera un ultime défi à son compétiteur. S’en suivra la rédemption la plus savoureuse jamais vue.

Tapant à fond dans les comédies de kung-fu, The God of Cookery peut sembler difficile d’approche pour les cinéphiles occidentaux. Les scènes sont tirées par les cheveux, les gags ont l’air douteux et les acteurs exagèrent. D’autres diront que c’est ce qui fait le charme de The God of Cookery. Sous ces apparences se cache la performance charismatique de Stephen Chow qui sait nous transporter avec lui comme il l’a fait plus tard dans Shaolin Soccer (2001) et Kung Fu Hustle (2004). Les amateurs du genre, eux, en trouveront pour leur compte avec la participation de Vincent Kuk à l’écriture et Li Lik-Chi à la coréalisation. L’actrice-chanteuse Karen Mok ainsi que la vétérante Nancy Sit offrent toutes deux des performances délicieuses.

Que ce soit pour les initiés ou les apprentis chefs, The God of Cookery sera plaire aux plus fins palais.

Sunday, April 8th             6:30pm            Cinéma de Sève
GOD OF COOKERY (Sik san,食神)
(1996, Hong Kong, 95 min., 35mm, Cantonese with English subtitles) Stephen Chow

In the tradition of Hong Kong comedies, Stephen Chow takes on the role of a shifty chef who fixes cooking contest in his favour in order to publicise his name. Problem is, he’s actually a lousy cook! He lives a comfortable life without scruples until the day one of his students beats him squarely in a competition. Now poor and destitute, he leaves Hong Kong to find refuge in a cooking school disguised as a Shaolin temple. There, he perfects his cooking techniques until he feels ready to challenge the one under which he suffered a humiliating defeat. Redemption follows in the most delicious ways imaginable.

Drawing from martial arts comedies, The God Of Cookery at first seems like a lot for western audiences to swallow. Many scenes are over-the-top, gags are sketchy and the acting seems exaggerated. However, this is precisely why the film works so charmingly well. In this oddball vehicle, Stephen Chow transports us with a charismatic performance that would resurface in his later works such as Shaolin Soccer (2001) and Kung Fu Hustle (2004) Fans of the genre might be familiar with the writing of Vincent Kuk and co-direction of Li Lik-Chi. Actress-singer Karen Mok as well as veteran Nancy Sit both offer the most delicious performances in the film.

Whether you are new to the Chow-style of comedic movie-making or whether you are a long-time fan, this amazing film is guaranteed to please even the finest palates.

Dimanche 22 avril              6:30pm               Cinéma VA-114
LE BARON ROUGE (Von Richthofen and Brown)
(1971, É.-U. / Irelande, 97 min., 16mm, v.o.a.) Roger Corman

Ce film fascinant sur les exploits de l’aviateur de guerre Baron Von Richthofen, mieux connu sous le nom du « Baron Rouge », était une des productions les plus léchées de Roger Corman. Elle se démarque surtout de par ses séquences de combats aériens filmées avec de vrais avions de la première guerre mondiale. Un aspect central de l’histoire est l’évolution des batailles aériennes passant d’une joute chevaleresque noble à une guerre sans merci. Les stratagèmes des deux côtés deviennent de plus en plus transgressifs et destructeurs, c’est alors que le Baron doit décider s’il faut s’investir totalement dans son rôle de soldat ou demeurer un gentleman. Il deviendra alors un ace des airs et un héros national allemand avant de succomber aux mains du jeune pilote canadien Roy Brown en plein combat. (Notre superbe copie sera présentée 100 ans, presque jour pour jour, après ce face à face mortel!)

Avec ses yeux bleus scintillants, John Phillip Law qui incarne le « Baron Rouge » est mieux connu pour ses rôles dans DANGER : DIABOLIK!, BARBARELLA, LA MORT ÉTAIT AU RENDEZ-VOUS et LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD de Ray Harryhausen. Don Stroud dans le rôle de Roy Brown fût un des grand acteurs hollywoodiens, avec plus de 175 rôles en carrière tels que CHAUFFEUR DE TAXI, AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE et DJANGO DÉCHAÎNÉ.

(Commandite anonyme)

Sunday, April 22nd              6:30pm             Cinéma VA-114
VON RICHTHOFEN AND BROWN (The Red Baron)
(1971, U.S./Ireland, 97 min., 16mm) Roger Corman

This fascinating film of the wartime exploits of Baron Von Richthofen, who was also known as the “Red Baron,” was a relatively lavish Roger Corman production. Its stunning airborne dogfight sequences using vintage World War I airplanes are among its most notable features. The evolution of airborne warfare from being a chivalrous sporting game between gentlemen to its use as an instrument of total war is integral to the story. As the tactics of both sides break more rules and become more destructive, the Baron must decide if he is a soldier first or part of the ruling class. He becomes a top-ranking air ace and an important German hero who was to eventually meet his doom at the hands of young Canadian ace Roy Brown in an airborne battle. (Note that our pristine print will be screened exactly 100 years after that deadly encounter, almost to the day!)

With his piercing blue eyes, John Phillip Law as the ‘Red Baron’ is best known for leading roles in DANGER: DIABOLIK, BARBARELLA, DEATH RIDES A HORSE and GOLDEN VOYAGE OF SINBAD by Ray Harryhausen. Don Stroud as ‘Roy Brown’ was one of Hollywood’s great heavies and character actors, appearing in films like TAXI DRIVER, AMITYVILLE HORROR, DJANGO UNCHAINED and 175 other movies and TV shows.

(Sponsored by anonymous)

Dimanche 6 mai           6:30pm           Cinéma de Sève
QUOI DE NEUF PUSSYCAT? (What’s New Pussycat?)
(1965, France / É.U., 108 min., 35mm, v.o.s-t.f.) Clive Donner

Amateurs de comédies vaguement psychédéliques et un tatinet libidineuses? Allez, avouez! Vous trouverez votre bonheur avec What’s New Pussycat! Un tombeur tente de rester fidèle à sa fiancée avec l’aide de son psychanalyste névrosé à la coupe de cheveux plus que douteuse. Tout ce beau monde, avec en prime quelques bombes, se retrouvent par hasard dans un hôtel parisien. Peter Sellers, Peter O’Toole, et Romy Schneider campent cette galerie de personnages improbables sur le scénario d’un jeune inconnu repéré dans un club : Woody Allen.

Tout le monde s’en donne à coeur joie dans l’autodérision et l’excentricité. Peter Sellers, comme à l’habitude, vole la vedette. Jamais facile, il avait d’ailleurs exigé d’être en tête du générique. Personne ne résiste à sa folie germano-hippie, pas même Allen, pourtant très à l’aise. La scène du souper d’anniversaire/suicide/psychanalyse qui les oppose est un morceau d’anthologie. Et que dire du succès du terrible ver d’oreille qu’est la chanson titre? Ne boudez pas votre plaisir, venez flirter avec nous, whoa, whoa, whao-o-o!

Sunday, May 6th             6:30pm             Cinéma de Sève
WHAT’S NEW PUSSYCAT?
(1965, France / U.S., 108 min., 35mm) Clive Donner

Are you into psychedelically-tinged libido-driven comedies? Come on. Admit it! Well, you’ll absolutely love WHAT’S NEW PUSSYCAT! A certified sex addict (Peter O’Toole) attempts to be faithful to his fiancé (Romy Schneider) with the help of a neurotic psychoanalyst with very strange hair (Peter Sellers). By perchance, the three end up in the same Parisian hotel which is inhabited by a variety of oddball types who make up the rest of the all-star cast. The screenplay was written by a then unknown Woody Allen who was working the stand-up comedy circuit at the time. He too appears in the film.

The on-screen talent gives their all to create beautifully eccentric characters in this madcap comedy. Peter Sellers, as usual, steals the show. Never easy to work with, he insisted on getting top billing. But, few can resist his Germanic-hippie charms here, not even a laid-back Woody Allen who shares a legendary scene with him that can only be described as a surreal birthday dinner/suicide pact/psychoanalyst session. All the zaniness is accompanied by that all-time classic ear-worm of a theme song by Tom Jones from which the film takes its title.

Don’t deny yourself the pleasure. Come flirt with this amazing film that is truly the cat’s meow…wow, wow!

Samedi 19 mai              7:30pm             Église W.P.U.C.
CHAPLIN vs. KEATON vs. LLOYD + musiciens LIVE!
(1917, 1922, 1923, É.U., totale de 120 min., 16mm, intertitres anglais)

Venez voir un double-affrontement désopilant entre les trois rois de la comédie muette à l’écran et entre trois musiciens d’accompagnement différents en personne au piano et à l’orgue Casavant. À vous de juger qui seront les gagnants! Au programme : L’ÉMIGRANT (1917, Charlie Chaplin), MALEC FORGERON (1922, Buster Keaton) et MONTE LÀ-DESSUS! (1923, Harold Lloyd). Voyez ces chefs-d’œuvre du cinéma muet sur grand écran dans l’enceinte d’une majestueuse église gothique. Veuillez noter que nos projections antérieures ont été extrêmement populaires, alors même si vous avez déjà vos billets, mieux vaut arriver tôt! (Les portes ouvriront à 18h30)

Friandises et boissons seront disponibles sur place.
Église WPUC, 4695 de Maisonneuve O. (métro Vendôme)
15$, 10$ (étudiants, 65+) à la porte et en ligne www.themobspress.com à partir du 1er mai.
Grignotines, mais éclaté et boissons disponibles.

Saturday, May 19th         7:30pm       W.P. United Church
CHAPLIN vs. KEATON vs. LLOYD + LIVE musicians!
(1917, 1922, 1923) U.S., 120 min. in total, 16mm, English inter-titles)

Witness a hilarious battle between the three kings of silent comedy with three different musical accompanists facing off against each other live on grand piano and Casavant church organ while the audience decides the winners. On the program: THE IMMIGRANT (1917, Charlie Chaplin), THE BLACKSMITH (1922, Buster Keaton), SAFETY LAST (1923, Harold Lloyd) See these masterpieces of silent-era comedy on the big screen in a stunning old gothic church. Our previous screenings there have been hugely popular so please arrive early whether you buy your tickets in advance or at the door. (General admission. Doors open at 6:30pm)

W.P. United Church, 4695 de Maisonneuve O. (Vendôme metro)
$15, $10 (students, 65+) at the door (cash only) or on-line: www.themobspress.com from May 1st.
Snacks, popcorn and drinks available.

Dimanche 27 mai              6:30pm                  Cinéma de Sève
TENSION (Heat)
(1995, É.U., 170 min., 35mm, v.o.a.) Michael Mann

Toute une commotion a eu lieu en 1995 devant l’anticipation de voir De Niro et Pacino dans le même film pour la première fois depuis Le Parrain II (1974).

Michael Mann a réalisé et écrit l’histoire dans laquelle Neil McCauley (DeNiro), un criminel expérimenté, et sa bande commettent une erreur lors d’un vol, ce qui met le lieutenant Vincent Hanna (Pacino) sur la trace de ces criminels. Alors que la bande se prépare à commettre l’ultime et dernier coup qui clorait leur carrière, l’obsession de Hanna grandit de façon inversement proportionnelle à l’espace qui sépare Hanna et McCauley. Prêts à tout pour réussir, les deux côtés tenteront l’impossible dans des scènes toutes les plus époustouflantes les unes que les autres.

Une brochette d’acteurs survoltés défilera tout au long du film : Val Kilmer, filmé en même temps que son fameux Batman, Jon Voight, Ashley Judd, une jeune Natalie Portman et Ted Levine, quatre ans après le Silence des Agneaux.

Ce duel policier-bandit pourrait ressembler à tant d’autres, mais Michael Mann (Manhunter, Le Dernier des Mohicans, Collateral), innove encore en tournant toutes les scènes sans exception en extérieur et non pas en studio. Pour plus d’authenticité, il va même jusqu’à installer des micros ultrasensibles pour capturer le vrai bruit des coups de feu pour éviter de les ajouter en post-production. De plus, quelques scènes n’ont volontairement pas été répétées, pour saisir les émotions réelles des acteurs, ce qui a forcé l’équipe technique à filmer simultanément de plusieurs angles à la fois.

Ne manquez pas cette œuvre électrisante! 

Sunday, May 27th            6:30pm                         Cinéma de Sève
HEAT
(1995, U.S., 170 min., 35mm) Michael Mann

A public frenzy occurred in 1995 in anticipation of finally getting to see Robert De Niro and Al Pacino play opposite each other in the same film, face to face. (They appeared in The Godfather pt. II but separately.)

Michael Mann wrote and directed the story in which Neil McCauley (De Niro), a seasoned criminal and his gang commit a serious gaff during a robbery that puts Lieutenant Vincent Hanna (Pacino) on their trail.

When the gang prepares to commit their ultimate and final heist to crown their careers, Lt. Hanna’s obsession grows inversely proportional to the space that separates him from McCauley. Ready to do anything to succeed, the two sides attempt the impossible as things get increasingly and more dangerously out of hand from one scene to the next.

Besides the two leads, an impressive collection of highly charged actors appear throughout the film: Val Kilmer, Jon Voight, Ashley Judd, Tom Sizemore, rapper Tone Loc, a young Natalie Portman and Ted Levine, (four years after Silence Of The Lambs).

This cop vs. robber duel could have turned out like countless others but Michael Mann (Manhunter, Last Of The Mohicans, Collateral, The Insider), innovates once again by filming most scenes on location and outdoors instead of in-studio. For added realism, he went as far as installing ultra-sensitive microphones to capture the gunfire so as to avoid adding those sounds in post-production. The results will have you flinching in your seat. As well, certain scenes were unrehearsed so as to capture the more genuine emotion from the actors which forced the camera crew to capture things simultaneously from multiple angles.

This is one of the truly electrifying not-to-be-missed screenings of our series. In 35mm and Dolby Surround sound.

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