Septembre-décembre 2016 | September-December 2016

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Billets / Tickets: 8$ Regular, 6$ (Étudiants/ Students, 65+)

Cinema VA-114: 1395 René Lévesque O. (Métro Lucien l’Allier)
H-110 (Alumni Association Theatre): 1455 de Maisonneuve O. (Métro Guy)


Dimanche, le 11 Septembre       6:30pm         Cinéma VA-114
BLOW UP
(1966,  R.-U. / Italie / É.-U., 111 min., v.o.a.s-t.f.)  Michelangelo Antonioni

Au hasard d’une promenade, un photographe de mode prend un cliché d’un couple dans un parc. Il découvre dans ses agrandissements de la photo les indices d’un meurtre. Retournant sur les lieux, il trouve un cadavre qui aura bientôt disparu. Ce qui pourrait s’annoncer comme un polar est en fait une méditation sur l’image et une plongée dans les dérives et les excès du « swinging London » des années 1960 – dont David Hemmings et Vanessa Redgrave deviennent les icones. L’acte photographique est ici associé à une forte charge érotique et sensuelle; les scènes entre le photographe et son modèle sont des pièces d’anthologie de ce mélange de domination et de fascination. Un questionnement qui était dans l’air du temps, si on pense à Peeping Tom (1960) de Michael Powell sur un sujet similaire : crime, image, sexualité, femmes. Reste pourtant un doute : l’image est-elle une preuve, peut-on croire ce qu’on y voit? Échappe-t-elle à son créateur? Le photographe s’y perd, ne peut confirmer ni oublier ce crime dont il n’existe aucune trace sinon dans cette unique photo. Difficile de ne pas y avoir une projection d’Antonioni, de son rapport aux actrices et au cinéma. Un cinéma où le récit se delete, où les illusions tombent, où tout questionnement existentiel est perdu d’avance. Et d’où émerge une esthétique radicale qui étonne encore et reste rarement égalée cinquante ans plus tard. En hommage au 50e anniversaire de ce grand film, vous aurez droit à une superbe copie 35mm restaurée. En plus de cela, durant l’entracte, vous aurez la chance d’avoir votre cliché sur pellicule 35mm noir et blanc, capturé à l’aide d’une caméra identique à celle utilisée par le personnage de David Hemmings dans BLOW-UP. Quelques jours plus tard, le produit fini sera numérisé et publié sur Facebook. Alors, souriez pour la caméra!

Sunday, September 11th         6:30pm           Cinéma VA-114
BLOW UP
(1966, U.K.,/Italy/U.S., 111 min.) Michelangelo Antonioni

While strolling by a park, a fashion photographer snaps a shot of a couple. While blowing up the image from a camera negative in his lab, he discovers clues to what appears to be a murder. Returning to the scene, he finds a corpse that soon disappears. This film is mostly a meditation on the power of the image as it dives into excesses of the swinging 1960s of London in which David Hemmings and Vanessa Redgrave are icons. Here, the act of photographing is associated with the erotic and the sensual; the scenes between photographer and model are anthology pieces that deal with fascination and domination. This was a popular theme at the time if we consider Michael Powell’s PEEPING TOM (1960) explored similar subjects; crime, image, sexuality, women. But doubts remain: is an image proof? Can we believe what we see? Does truth escape the image maker? The image cannot confirm or ignore the crime for which no trace exists but a single photo. It is hard to view the work of Antonioni without seeing his relationship with the actress and with cinema itself. A cinema in which the story deletes itself, where illusions shatter, where all existential questions are lost from the beginning. And where a rarely-equalled radical view still moves us, 50 years later. Offered is a beautiful restored 35mm print. In a 50th anniversary tribute to this great film, at intermission you will have a chance to be captured on a 35mm black & white negative through the lens of a vintage camera identical to the one used by the David Hemmings character in BLOW-UP. The digitally-transferred results will be posted on Facebook later in the week. So strike a pose and smile, baby!

Dimanche, le 25 Septembre        6:30pm             Cinéma VA-114
RAISINS DE LA COLÈRE (Grapes Of Wrath)
(1940, É.-U., 100 min., v.o.a.) John Ford

Après avoir été détenu 4 ans au pénitencier, Tom Joad retourne à Oklahoma pour y trouver sa famille, expulsée de leur ferme d’exploitation. Réalisé par le légendaire John Ford, LES RAISINS DE LA COLÈRE décrit de manière austère le Dust Bowl dans les années 30 et suit les mésaventures de la famille Joad, de l’autoroute 66 aux camps de réfugiés en bidonvilles de fortune, à la recherche d’un oasis californien qui n’aura jamais existé. Ici, le réalisateur les westerns de série B pour dresser le portrait d’une Amérique en proie à la misère à l’oppression. Basé sur le roman de John Steinbeck qui a gagné le prix Pulitzer, ce film est encore considéré comme étant l’une des meilleures adaptations littéraires. Il s’avère être une ode à la force et à la dignité qui caractérise la protestation de la classe ouvrière. Le roman de Steinbeck a causé une grande controverse lors de sa sortie en 1939 et s’est retrouvé en tête des classements des livres les plus vendus tout en figurant sur les listes de livres à bannir et à brûler en raison de leur prémisse gauchiste. Dans la foulée, Hollywood a donc acheté les droits d’auteur et a fait appel à ses meilleurs talents: Jane Darwell, John Carradine, et bien sûr, Henry Fonda, dans son interprétation de Tom Joad, qui a, par ailleurs, poussé Steinbeck à faire la remarque suivante: “[Fonda] m’a fait croire à mes propres mots.” Gregg Toland (qui tournera CITIZEN KANE un an plus tard) s’est joint à cette équipe en tant que directeur de la photographie. Rien que les images du film valent le détour puisqu’elles combinent l’esthétique du photojournalisme, les moments poétiques teintés d’un éclairage expressionniste et les paysages monumentaux pour lesquels Ford est reconnu. Le film est précédé d’un rare court documentaire qui traite de la vie et de l’oeuvre de John Steinbeck.

Sunday, September  25th          6:30pm            Cinéma VA-114
THE GRAPES OF WRATH
(1940, U.S., 100 min.) John Ford

Ex-convict Tom Joad has just returned to Oklahoma after four years in the penitentiary, only to find his family driven off their farm by faceless corporate forces. Directed by the legendary John Ford, GRAPES OF WRATH presents a stark picture of the Dust Bowl in the “Dirty Thirties,” following the Joad family down Highway 66 as they skip between makeshift migrant camps, in pursuit of an advertised California oasis that doesn’t really exist. Ford – who got his start making B-Westerns, feeding Hollywood’s romance with nomadic cowboys and American settlement – here turns to the trail to document the crumbling of this very myth. Based on the gritty Pulitzer Prize-winning novel by John Steinbeck, this film remains one of cinema’s most iconic literary adaptations. It unfolds as an ode to the dispossessed and the beat, and to the strength and dignity of the working class’ protest. Steinbeck’s novel created a huge stir upon its release in 1939, winding up on both best-seller lists and lists of books that should be banned and burned for their Leftist core. Hollywood was quick to pursue this hype, buying the story rights within a month and assigning its best talent to the picture. The film features brilliant performances by Jane Darwell, John Carradine, and of course, Henry Fonda in his famous rendition of Tom Joad, to which Steinbeck remarked, “[Fonda] made me believe my own words.” Cinematographer Gregg Toland (who went on to shoot CITIZEN KANE just a year later) is also part of this creative powerhouse. His images alone are reason enough to catch this classic on the big screen, combining an aesthetic inspired by depression-era photojournalism with more poetic moments of ghostly expressionistic lighting and the monumental landscapes for which Ford is known. To be preceded by a very rare short documentary on the life and work of John Steinbeck.

Vendredi le 7 Octobre et Samedi le 8 Octobre         7:30pm Église W.P.U.C
CABINET DE DR.CALIGARI & NOSFERATU + musiciens LIVE!
(1920, Allemagne, intertitres anglais) Robert Weine
(1922, Allemagne, intertitres anglais) F.W. Murnau

Deux chef d’œuvres du cinéma fantastique projetés en pellicule sur grand écran dans une vieille église gothique : le film de vampires NOSFERATU (1922) et le thriller cauchemardesque LE CABINET DU DR. CALIGARI (1920). Présentés avec accompagnement musical live avec Shayne Gryn (piano et orgue), Erica Bridgeman (percussions), Justin Wright (violoncelle) et Adam O’Callaghan (Thérémin) Église WPUC, 4695 de Maisonneuve O. (métro Vendôme) 14$, 9$ (étudiants, 65+) à la porte et en ligne http://themobspress.com/ Grignotines et boissons disponibles.

Friday, October 7th & Saturday, October 8th            7:30PM W.P. United Church
CABINET OF DR.CALIGARI & NOSFERATU + LIVE musicians!
(1920, Germany, Eng. intertitles) Robert Weine
(1922, Germany, Eng. intertitles) F.W. Murnau

Two hauntingly atmospheric masterpieces of horror cinema are presented along with a live soundtrack with Shayne Gryn on piano, Erica Bridgeman on percussion, Justin Wright on cello and Adam O’Callaghan on the Theremin. The terrifying first-ever vampire film NOSFERATU (1922) will be preceded by the psycho-chiller CABINET OF DR.CALIGARI (1920) Both of these German expressionist works will be film-projected onto a large screen in a stunning old gothic church. W.P.United Church, 4695 de Maisonneuve O. (Vendôme metro) $14, $9 (students, 65+) at the door and on-line at http://themobspress.com/ Snacks and drinks available.

Dimanche, le 9 Octobre           6:30pm             Cinéma VA-114
LES HABS AU CINÉMA
(Canada/Québec, Anglais et Francais)

Bleu, blanc, rouge. Les Canadiens sont là! Voici une collection inédite de courts métrages en 16 mm et clips, jamais vu du public, qui font honneur à nos Glorieux, véritable pilier de la culture montréalaise. Notre sport national s’affiche et se célèbre à travers la vision de talentueux réalisateurs de tous genres : animation, expérimental, documentaire (tentez d’y reconnaître vos joueurs étoiles d’une autre époque). Une programmation qui saura plaire aux fans (et aux moins fans) à coup sur! En boni, nos amis d’Archives Montréal nous fourniront un vidéo amateur de la sainte flanelle en action, qui date de quelques décennies! À voir absolument! Notre invité pour cette projection est un réalisateur, photographe et artiste en résidence pour Tweed.com, Ezra Soiferman («Grass Fed», «Man of Grease») qui a tout récemment publié un livre de grand format compilant ses photos des fans, des employés, de la structure, bref, de l’âme du Forum de Montréal lors de la dernière partie du tricolore dans son enceinte, il y a déjà 20 ans. Des copies extrêmement limitées et autographiées de son livre «Last Game at the Forum/Dernier match au forum» seront disponibles au prix de 99$, argent comptant seulement. Pour de plus amples informations sur son projet, ainsi qu’une vidéo incarnant ses photos du feu Forum, visitez le : http://www.ezrasoiferman.com/lastgame

Sunday, October 9th            6:30pm             Cinéma VA-114
HOCKEY NIGHT AT THE MOVIES
(Canada/Québec, French and English)

Specially-gathered for you here is a collection of 16mm shorts and clips related to our glorious Canadiens hockey team, some of which have never been viewed by a public. (In fact, most of what we are screening, you have likely never viewed.) This is our national sport as seen through the lens of talented animation, experimental and documentary filmmakers that will thrill fans and non-fans alike. (Have fun spotting the old star players!) As a bonus, our friends at Archive Montréal will supply one-of-a-kind home movie footage of our team in action from decades ago. Our guest speaker is NDG filmmaker, photographer and Tweed.com Artist in Residence Ezra Soiferman (“Grass Fed”, “Man of Grease”) who recently published a coffee table book of his photos of the fans, staff, soul and structure of the old Montreal Forum during the last Canadiens hockey game played there 20 years ago. Signed, extremely limited-edition copies of his book “Last Game at the Forum/Dernier match au Forum” will available ($99, cash only). More info on his project (and a video bringing his Forum photos to life too) at: http://www.ezrasoiferman.com/lastgame

Dimanche, le 23 Octobre 6:30pm Cinéma VA-114
LE SILENCE DES AGNEAUX (Silence Of The Lambs)
(1991, É.-U., 118 min., v.o.a.) Jonathan Demme

Une jeune inspecteure stagiaire du FBI se retrouve à devoir faire des confidences à un dangereux tueur incarcéré et manipulateur, dans le but de recevoir son aide pour capturer un autre tueur en série qui écorche ses victimes. La partie la plus convaincante du film se situe dans une guerre des nerfs où se développe une dynamique relationnelle alternant le chaud et le froid dans quatre scènes de discussions fascinantes. La relation se tisse à travers un jeu du chat et de la souris, et joue sur les inversions de rôle des archétypes psychopathe/ représentante de l’ordre, père/ fille, patient soignant / thérapeute dérangé. Ce très effrayant thriller de Demme a engendré une foule d’imitateurs et rendu Anthony Hopkins célèbre grâce à sa performance et son incarnation désormais iconique d’Hannibal Lecter, personnage tordu et à l’humour plus que noir. Le film a remporté de nombreux Oscars, dont : Meilleur film, Meilleur acteur (Hopkins), Meilleure actrice (Jodie Foster), et Meilleur réalisateur (Demme). Il a été un des films significatif des années 1990. Venez déguster ce film… avec ou sans fava beans and a nice chianti! La projection sera offerte à partir d’une bonne copie de 35 mm créée dans un laboratoire européen, qui ajoute au film une touche plus réaliste que les copies habituellement projetées en Amérique du Nord. Elle sera précédée par des bandes annonce sur le thème d’Halloween ainsi que d’un court documentaire récemment retrouvé, réalisé par un montréalais, sur The Rocky Horror Picture Show au Cinéma V en 1979, avec la permission de nos amis Archive Montréal. (La projection est commanditée par Maurice Roy).

Sunday, October 23rd 6:30pm Cinéma VA-114
SILENCE OF THE LAMBS
(1991, U.S., 118 min.) Jonathan Demme

A young FBI cadet must confide in an incarcerated and manipulative killer to receive his help in catching another serial killer who skins his victims. The most compelling part of the film is in the developing dynamics of their participation in a cat-and-mouse battle of nerves, and the many chilling, spell-binding discussions in four scenes between them. Their relationship dances and alternates back and forth between psychopath/aspiring female agent, deranged psychologist/therapeutic patient, and father/daughter. Demme’s very creepy thriller spawned a host of imitators and launched Anthony Hopkins into American stardom through his iconic performance as the very twisted and darkly comic, Hannibal Lector. The film won numerous Oscars, including Best Picture, Best Actor (Hopkins), Best Actress (Jodie Foster), and Best Director (Demme) and was one of the definitive films of the 1990s. Come for the film and stay for the fava beans and a nice chianti! Being screened is a fine 35mm print made in a European lab that gave the film a more natural look than prints screened in North America. To be preceded by Halloween-themed trailers and a long-lost short local documentary on The Rocky Horror Picture Show at Cinema V in N.D.G. in 1979 courtesy of our friends at Archive Montréal. (Screening is sponsored by Maurice Roy)

Dimanche, le 6 Novembre 6:30pm Théâtre H-110
THE LOST WORLD + KING KONG
(1925, É.-U., 65 min., intertitres anglais) Harry O. Hoyt
(1933, É.-U., 104 min., v.o.a.s-t.f.) M.C. Cooper & E. B. Schoedsack

Qui était Willis O’Brien et pourquoi devrions-nous le célébrer de nos jours? Premièrement, son surnom d’«Obie», attribué par ses collègues, est l’inspiration même de George Lucas pour le nom du plus culte des maîtres Jedi, Obi-Wan Kenobi. Deuxièmement, et le plus important, il est le génie créatif derrière les plus anciennes et plus fameuses incarnations d’effets spéciaux en animation «stop-motion» jamais vu au cinéma. Né en Californie en 1886, il devient un véritable touche-à-tout et exerce une panoplie de métiers différents : fermier, coureur des bois, cowboy, boxer, sculpteur de marbre, designer, maquettiste… En regardant attentivement son œuvre, il est possible de discerner comment ses influences multiples ont su contribuer à sa pratique. Ce véritable pionnier signe de colossaux succès tels The Ghost of Slumber Mountain (1918) ainsi que The Lost World (1925), King Kong (1933) et Mighty Joe Young (1949), qui lui vaut l’oscar des meilleurs effets spéciaux. Ce soir, et ce soir seulement, nous voulons rendre hommage à celui qui a su infuser la magie et l’émerveillement dans les deux époustouflants films que nous vous présentons. La version de THE LOST WORLD que vous aurez la chance de voir est la plus distribuée et accessible, historiquement parlant. Dans les années 30, celle-ci a été condensée en 64 minutes et formatée en 16 mm, afin d’être utilisée comme matériel pédagogique pour introduire aux étudiants nord-américains les préceptes de la théorie de l’évolution. Le tout accompagné au piano par Shayne Gryn, notre directeur musical préféré. Ensuite, place au spectacle avec une magnifique pellicule 35 mm, non-censurée, restaurée dans toute sa splendeur en 2008, de KING KONG (avec sous-titres français!) Vous pourrez enfin voir ce que les spectateurs voyaient en 1933! Un véritable voyage dans le temps! Pour cet évènement de taille, nous avons dénicher une salle aux proportions de Kong lui-même : le grand, le dernier cri, l’Alumni Association theater (domicile du festival Fantasia). Une soirée à ne pas manquer, un film à vous faire frémir et hurler tel Fay Wray au main du primate géant!

Sunday, November 6th                6:30pm             H-110 Theatre
THE LOST WORLD + KING KONG
(1925, U.S., 65 min., English intertitles) Harry O. Hoyt
(1933, U.S., 104 min., French subtitles) M.C. Cooper & E. B. Schoedsack

Who was Willis O’Brien and why should he be celebrated today? Firstly, being called ‘Obie’ by his colleagues, you needn’t wonder where George Lucas got the name for his famed Jedi master, Obi-Wan Kenobi. Most importantly, he was a creative wizard responsible for some of the earliest and most famous ‘stop-motion’ special effects ever committed to film. Born in California in 1886, he grew up to become a farmhand, fur trapper, cowboy, professional boxer, marble sculptor, tour guide, designer and model maker. Looking at his work, you can see how all of those experiences contributed to his artistic craft. This true pioneer is best remembered for his work on The Ghost of Slumber Mountain (1918) and his successes with The Lost World (1925), King Kong (1933) and Mighty Joe Young (1949) which won an Academy Award for Best Special Effects. This night we pay tribute to the person who was largely responsible for the incredible big screen magic of our two feature films. The version of THE LOST WORLD being presented here is, historically, the most widely-distributed version. Back in 1930, it was condensed to 64-min. and shown on the 16mm format throughout the North American school system as a way to introduce students to evolutionism. It will be accompanied live by our regular music director, Shayne Gryn, on piano. The print of KING KONG to be screened is uncut and was restored in 2008 onto glorious black and white 35mm film stock (avec sous-titres francais) This way, you’ll finally get to see it as audiences did back in1933. For this fun Kong-sized event, we have secured Concordia’s large state-of-the-art Alumni Association theatre (home of the Fantasia film festival) A night truly not-to-be missed that will have you screaming like Fay Wray in the hand of a giant ape!

Dimanche, le 20 Novembre          6:30pm             Cinéma VA-114
LES DAMES DU BOIS DE BOULOGNE
(1945, France, 83 min.) Robert Bresson

Bresson avant Bresson? Si on se rappelle surtout du maitre français pour ses films minimalistes et austères des années 1950-1960 (Pickpocket, Mouchette), Les Dames du bois de Boulogne, deuxième film de Bresson, révèle une autre esthétique et une autre façon de travailler avec les acteurs. La magnifique Maria Casares (Orphée) est au cœur de ce drame de dépit amoureux, où une femme délaissée orchestre une vengeance des plus cruelles. Film méta avant l’heure, l’héroïne y met en scène une vaste illusion où elle utilise une autre femme contre son amant. Très librement adapté d’une des histoires de Jacques le fataliste et son maître de Denis Diderot par Bresson, avec des dialogues inoubliables signés Jean Cocteau, le film explore les tourments de l’âme et du corps, en une analyse clinique de la jalousie, de l’envie, de la manipulation, et de l’humiliation. L’aristocratie côtoie le cabaret, mais les innocents ne sont pas ceux qu’on pense. Les thèmes chers au cinéaste percent déjà : l’idéal contre l’être, la morale, la spiritualité, l’isolement. Les dames du bois de Boulogne a ce charme particulier au cinéma français de l’immédiat après-guerre, fait de sophistication et d’émotion – façon Ophuls ou Renoir – tout en annonçant la rupture et le renouveau du cinéma contemporain.

Sunday, November 20 6:30pm Cinéma VA-114
LES DAMES DE BOIS DU BOULOGNE
(1945, France, 83 min., English subs) Robert Bresson

Bresson before Bresson? If we especially recall this French master’s more minimalist and austere films from 1950-60 (PICKPOCKET, MOUCHETTE), LES DAMES DE BOIS DE BOULOGNE, Bresson’s second film, reveals an entirely different aesthetic and method of working with actors. The magnificent Maria Casares (ORPHÉE) is at the heart of this fierce drama of a lover scorned who, as a woman unbound, exacts a most cruel vengeance. A meta-film before its time, our heroine creates a complex illusion using another woman against her ex-lover. Freely adapted by Bresson from a story taken from Jacques le fataliste et son maître by Denis Diderot, it contains unforgettable dialogue by Jean Cocteau (SANG D’UN POÈTE, ORPHÉE, BELLE ET LA BÊTE). The film explores the torture of body and soul through a clinical analysis of jealousy, envy, manipulation and humiliation. While we see Aristocracy dabbling in Cabaret nightlife, the innocent are not who we would expect. Themes dear to the director are those of: ideal versus the self, morality, spirituality and isolation. Released immediately following WW2, this fine French work has a particular charm with its sophistication and emotion – à la Ophuls or Renoir – all while signalling the dawn of contemporary European cinema. (If Maria Casares fails to seduce you, the shimmering photography and French pastries at intermission surely will!)

Dimanche, le 4 Décembre           6:30pm           Cinéma VA-114
LOVE ME TONIGHT (Aimez Moi ce Soir)
(1932, É.-U., 104 min., v.o.a.) Rouben Mamoulian

Suite à notre succès de la dernière saison, nous récidivons l’expérience d’une soirée thématique entièrement inspirée des années 1930. Notre programmation complète comprend les présentations typiques d’une soirée au cinéma à cette époque: bandes-annonces, dessins animés, nouvelles d’actualités et court métrage humoristique. Quoique notre présentation principale “Aimez-moi ce soir” n’ait pas vraiment besoin d’introduction! La sensation française Maurice Chevalier interprète le rôle d’un tailleur parisien qui, afin de collecter une large dette de l’un de ses clients aristocrates, se fait passer pour un baron, pour ensuite tomber en amour avec Jeanette MacDonald, une princesse à l’attitude hautaine. Mamoulian a su gagner les audiences de l’époque grâce à son ingéniosité technique à l’heure où de nombreuses limitations technologiques dûes à l’introduction d’équipement sonore s’imposaient à Hollywood. Produit par Paramount avec un budget d’un million de dollars (une somme inhabituelle pour un film datant de l’époque de la Grande Dépression, l’équivalent d’environ 200 millions de dollars en 2016), sa scène d’ouverture est légendaire: une symphonie sans dialogue créée par les sons de la rue qui s’anime le matin. En réalité, les numéros musicaux y sont peu nombreux et parviennent à peine à faire de “Aimez-moi ce soir” un film typiquement “musical”, cependant le rire à chaque tournant évoque bel et bien la comédie! À l’époque où le Code Hays règne sur la censure des films américains, les répliques de la Comptesse Valentine, interprétée par Myrna Loy, sont remplies de double-sens coquins qui vous feront craquer! (Princesse Jeanette: “Do you ever think of anything but men?” Comptesse Valentine: “Oh, yes! Schoolboys.”) Les acteurs populaires Charlie Ruggles et C. Aubrey Smith partagent aussi quelques moments d’hilarité avec l’audience. Dans son livre intitulé Dangerous Rhythm : why movie musicals matter, Richard Barrios qualifie le film de “véritable chef d’oeuvre”, en mentionnant tout particulièrement le numéro d’ouverture: “This is Mamoulian, along with the music of Rodgers and the words of Hart, and it is one of the great sequences in all of film…. For those who fault the lack of traditional dance numbers, let it be noted that the camera dances, the editing dances, and so does the soundtrack.” Venez donc revivre avec nous l’expérience inoubliable d’une nuit au cinéma en 1932!

Sunday, December 4 6:30pm Cinéma VA-114
LOVE ME TONIGHT
(1932, U.S., 104 min.) Rouben Mamoulian

Since we had so much fun with it last year, we have decided to once again recreate the typical programming of a 1930s night at the movies with trailers, cartoon, newsreel and comedic short from the same era. Not that LOVE ME TONIGHT needs any extra support! French sensation Maurice Chevalier plays a Parisian tailor who poses as a baron in order to collect a sizeable bill from an aristocrat, only to fall in love with Jeanette MacDonald, an aloof young princess. With the technical limitations imposed by the early sound recording technology, Mamoulian found ingenious ways to make up for them. Produced by Paramount for an unusually high depression-era budget of $1,000,000 (equals $200,000,000 in 2016), its opening few minutes are legendary; featuring a dialogue-free symphony of early morning street sounds. Ultimately, this film barely qualifies as a musical since the song and dance numbers are so few but the laughs are nearly non-stop throughout with its pre-code dialogue laced with sexual innuendo from a sizzling Myrna Loy as Countess Valentine. (Princess Jeanette: ‘‘Do you ever think of anything but men?’’ Countess Valentine: ‘‘Oh, yes! Schoolboys.’’) Popular character actors Charlie Ruggles and C. Aubrey Smith also have their hilarious moments in the spotlight. In his 2014 book, Dangerous Rhythm : why movie musicals matter, Richard Barrios referred to this film as a ‘genuine masterpiece’ and goes on to mention the opening song: ‘‘This is Mamoulian, along with the music of Rodgers and the words of Hart, and it is one of the great sequences in all of film…. For those who fault the lack of traditional dance numbers, let it be noted that the camera dances, the editing dances, and so does the soundtrack.’’ Do yourself a favour. Step out on the town to relive a fabulous night at the movies circa 1932!

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