Programme / Program

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Janvier-mai 2017 | January-May 2017

Billets / Tickets: 8$, 6$ (Étudiants / Students, 65+), sur place seulement, argent comptant / At the doors, cash only

Cinéma VA-114 : 1395 René Lévesque O. (Métro Lucien L’Allier)
Cinéma deSève : 1400 de Maisonneuve O. (Métro Guy)


Dimanche 8 janvier       6:30pm         Cinéma VA-114
SCARFACE
(1932, É.-U., 93 min, 35 mm, v.o.a.s-t.f.)  Howard Hawks 

Considéré comme le meilleur film de gangster, SCARFACE raconte la brutale main mise du crime organisé à Chicago, durant la période de la prohibition. Paul Muni nous offre une performance époustouflante dans le rôle de Tony Carmonte, un truand ayant l’ambition de devenir le patron des activités criminelles de la ville. À ses côtés nous retrouvons George Raft, icône des films de gangster, la séduisante Anne Dvorak (quel regard!) et Boris Karloff, mieux connu pour ses rôles dans des films d’horreur.

 Réalisé par le légendaire Howard Hawks, ce film révolutionnaire est sans doute meilleur que la version caricaturale et excentrique que nous a présentée Brian DePalma dans son remake de 1983. Cependant, ne vous attendez pas à une version originale censurée! La violence dont elle fait le portrait choque encore à ce jour, surtout lorsque Carmonte porte son intérêt sur des mitraillettes. Une courte version alternative de la scène finale sera présentée à la suite du film à des fins de comparaison. Portez une attention particulière aux ”X” dissimulés dans la direction artistique qui agissent comme repères visuels pour annoncer l’imminente mort du gang. Si la mort vient inévitablement chercher les criminels, sachez qu’ici au Cinéclub/Film Society la projection sur pellicule est toujours bien en vie, saine et sauve, à l’abri de l’extinction!

Voyez-le dans toute sa splendeur: 35 mm, noir et blanc, non censuré avec sous-titres français.

Sunday, January 8         6:30pm           Cinéma VA-114                  SCARFACE
(1932, U.S., 93 min., 35mm)  Howard Hawks

Generally regarded to be the best of the early classic gangster films, SCARFACE tells the story of organised crime’s brutal control over Chicago during the Prohibition era. With all stops pulled out, Paul Muni gives an electrifying performance as Tony Carmonte, an ambitious criminal with a ruthless drive to be the city’s top crime boss.  Playing alongside him is gangster movie icon George Raft, slinky Anne Dvorak (those eyes!) and Boris Karloff.  

Directed by the legendary Howard Hawks, this ground-breaking ‘pre-code’ film is arguably better than the over-the-top cartoonish 1983 remake by Brian DePalma. But don’t expect this 1932 version to be tame. Its violence still shocks to this day, especially when Carmonte takes a liking to machine guns. Gangland executions become symbolic rituals and the rain-slashed city is photographed like a vision of hell, a trap from which the only escape is a violent demise. Watch carefully for ‘X’ marks buried throughout the art direction. They represent imminent death. One thing that is definitely alive and well at The Film Society is genuine motion picture film projection.  Offered here is an uncut 35mm black and white print with French subtitles. The short alternate ending will be screened afterwards for comparison.

Dimanche 22 janvier        6:30pm             Cinéma deSève
LES AMANTS DU CAPRICORNE (UNDER CAPRICORN)          (1949, É.-U., 117 min, 35 mm, v.o.a.s.-t.f.) Alfred Hitchcock

1830, Australie. Charles retrouve par hasard Henrietta, une aristocrate qu’il a connue en Irlande. Elle est mariée à Sam, un prospère homme d’affaire exilé dans la colonie pour un crime grave. Alcoolique, un terrible secret semble la ronger. Ingrid Bergman, alors au sommet de sa gloire hollywoodienne, Joseph Cotten (Citizen Kane) et Michael Wilding forment un triangle amoureux convaincant dans ce mélodrame historique élégant, une rareté pour Hitchcock. Le projet, inspiré d’un roman d’Helen Simpson, lui tenait tellement à cœur qu’Hitchcock décida de le produire lui-même au sein de sa compagnie Transatlantic. Deuxième film en couleur du maitre, c’est aussi, comme The Rope, un film tourné en longs plans séquence qui mettent en valeur les acteurs et la maestria de la caméra; la longue confession de Bergman, qui dure 8 minutes, est sans doute une des plus belles scènes de l’actrice. C’est surtout, comme Spellbound (où Bergman jouait une psychanalyste), Vertigo ou Marnie, un film qui témoigne de la fascination d’Hitchcock pour l’inconscient, le refoulé, les troubles psychologiques, fascination sans doute encore plus profonde et fondatrice que son goût pour le crime et le suspens. La relation entre Henrietta et Charles lui permettra ainsi de faire face à ses traumatismes, à la façon d’une thérapie ou d’une catharsis.

Si le film fut boudé par le public à sa sortie – peut être en raison des attentes du public face à Hitchcock et du scandale de la relation de Bergman et de Rossellini- il est considéré comme un des films le plus importants du réalisateur par de nombreux critiques; les Cahiers du cinéma en furent d’ardents défenseurs de même que Peter Bogdanovitch. Pour mieux comprendre ce film méconnu et complexe, profitez de cette soirée animée par la C. G. Jung Society of Montreal

Sunday, January 22          6:30pm            Cinéma deSève
UNDER CAPRICORN
(1949, U.S., 117 min., 35mm) Alfred Hitchcock

1830, Australia, Charles stumbles upon Henrietta, an aristocratic woman he had known well years earlier in Ireland. He finds her married to Sam, a prosperous businessman exiled here for serious crimes.  Now an alcoholic, a terrible secret seems to be eating at Henrietta, played by Ingrid Bergman (CASABLANCA, NOTORIOUS, SPELLBOUND) at the height of her talents. Joseph Cotten (CITIZEN KANE, THE THIRD MAN) and Michael Wilding complete the convincing love triangle in this elegant historical melodrama, a rarity for director Hitchcock.

The project, inspired by a Helen Simpson novel, was so close to his heart that he decided to produce it himself through his company, Transatlantic. This was only the second colour film by the master. Much like ROPE, it contains long fluid takes that focus on actors and shot structure. The lengthy confession scene by Bergman lasts eight minutes and is simply one of her best performances ever. She is truly mesmerising throughout.

UNDER CAPRICORN is above all, like SPELLBOUND (where Bergman plays a psychoanalyst), VERTIGO or MARNIE, a film that reveals Hitchcock’s fascination with the unconscious, repressed thoughts and psychological problems. This fascination is no doubt more profound and fundamental for him than crime or suspense.  Here, the relationship between Henrietta and Charles allows him to explore trauma as catharsis or therapy. Because it was not the usual suspense thriller people had come to expect from Hitchcock and because Bergman was embroiled in a scandal with Roberto Rossellini at the time, many viewers did not react well to it upon its initial release in 1949. However, it has since come to be regarded as one of Hitchcock’s most important films by ardent supporters at Cahier du Cinéma and by Peter Bogdanovitch film historian and director of THE LAST PICTURE SHOW. To help us better understand this psychologically complex work, co-presenters, The C.G. Jung Society of Montreal, will be hosting a lively discussion afterwards. 

Our very rare 35mm print looks as beautiful today as when the film was first released in glorious Technicolour.   

Dimanche 5 février         6:30pm            Cinéma VA-114                PERSONA                                                                                               (1966, Suède, 85 min, 16 mm, v.o.s.-t.a.) Ingmar Bergman

Une actrice qui s’est murée dans le silence séjourne dans une villa isolée avec une infirmière. En un jeu de miroir et de trompe l’œil vertigineux, ces deux femmes vont se chercher, se déchirer, s’aimer, fusionner. Chef d’œuvre du cinéma contemporain, Persona de Bergman figure sur toutes les listes des meilleurs films de l’histoire, de celle du Time à celle du BFI. Bergman dira du film, écrit dans une période particulièrement difficile, qu’il lui a sauvé la vie. Il y retrouve une collaboratrice de longue date, Bibi Andersson, et travaille pour la première fois avec une actrice qui aura un profond impact sur son travail et sa vie, Liv Ullmann. 

Persona est sans doute le film le plus radical et influant du réalisateur, tant dans son exploration de l’inconscient – thème qui traverse son œuvre – que par sa déconstruction de la forme cinématographique. Le titre, persona, renvoie à la construction du moi social, au masque, à la fragile ligne entre soi et les autres. Peu à peu, au fil de leur intimité forcée, les deux femmes devront laisser tomber leur masque et leurs défenses. Persona est particulièrement courageux et  troublant dans son rapport à la maternité et à la sexualité féminine, où prennent racine les traumatismes des deux personnages. Si le montage est particulièrement travaillé et la photographie en noir et blanc de Nevkist austère et sublime, le film doit surtout sa puissance aux performances magistrales d’Andersson et Ullmann. Rarement aura-t-on vu des actrices aller aussi loin dans l’abandon, l’affrontement, le trouble, le dénuement. Que demander de plus?

Sunday, February 5        6:30pm           Cinéma VA-114                PERSONA                                                                                              (1966, Sweden, 85 min., 16mm, English subtitles) Ingmar Bergman

 An actress who, oddly, has ceased speaking to anyone recuperates at a secluded island villa under the supervision of a young nurse. Through mirror games and strange illusions, the two women discover, break down and love one another before finally fusing together as one. A modern cinema masterpiece in the truest sense, Bergman’s PERSONA appears on all important lists of the greatest films of all time including Time magazine and the BFI (British Film Institute). Bergman has said of his film, written at a very difficult point in his life, that it literally saved his life. Here we find his long-time collaborator, Bibi Anderson, and working with him for the first time, an actress  that would go on to have a profound impact on his life and work, Liv Ullmann.

This film is without a doubt the director’s most radical and influential as much for its exploration of the unconscious as for the deconstruction of the cinematic form itself. ‘Persona’ in the title dissects the social ‘me’, the mask, the fragile line between ‘self’ and ‘others’. Little by little, by way of their forced intimacy, the two women must let their masks and defenses drop. The film is particularly brave and disturbing in its treatment of maternity and feminine sexuality which is at the root of the trauma being repressed by the two main characters. Although the editing style is particularly complex and the austere b&w photography by Sven Nykvist is simply sublime, the film owes most of its power to the majestic performances by the two leads. Rarely have we seen actresses go so far into such soul-baring abandon, confrontation and angst. What more can we ask of a film? See it and be deeply moved.

Dimanche 19 février           6:30pm             Cinéma deSève
BASIC INSTINCT
(1992, É-U., 128 min, v.o.a., 35 mm) Paul Verhoeven

Pour célébrer ses 25 ans, l’un des films les plus controversés des années 1990 vous est offert sur grand écran en format 35mm, dans une version européenne non éditée. 

Sharon Stone y campe Catherine Tramell, l’ultime femme fatale post-moderne, qui est accusée d’avoir brutalement assassiné son amant. Le détective Nick Curran (Michael Douglas) est assigné à l’enquête, mais il tombe vite sous le charme de la blonde glaciale. Pendant que Catherine tisse sa toile autour de Nick, le doute continue de planer sur son innocence. Sera-t-il sa prochaine victime ? Ce thriller érotique atteint le spectateur droit au cœur… un peu comme un pic à glace.

(Merci à notre sponsor.)

Sunday, February 19           6:30pm             Cinéma deSève
BASIC INSTINCT
(1992, U.S., 128 min, 35 mm) Paul Verhoeven

For its 25th anniversary, one of the most talked-about films of the 1990s is offered here in 35mm on the big screen in an uncut European version. 

Sharon Stone plays Catherine Tramell, the ultimate post-modern femme fatale, who is accused of brutally murdering her lover. Detective Nick Curran (Michael Douglas) is assigned to investigate but quickly falls for the icy blonde’s charms. As she spins her web of intrigue around him, doubt is cast on her innocence. Will the detective be her next victim? This much-copied, trend-setting erotic thriller hits the viewer squarely in the heart… not unlike an icepick. (This screening is sponsored anonymously)   (strictly 18+)

Dimanche 5 mars                 6:30pm              Cinéma deSève
MAELSTRÖM                                                                                        (2000, Canada, 87 min, 35 mm, v.o.f.) Denis Villeneuve

maelstrom-fBibi (Marie-Josée Croze), une jeune modèle et fille d’une icône de la mode, tombe dans le désarroi après s’être fait avortée. Lors d’une nuit d’ivresse, Bibi frappe un homme avec sa voiture. Après avoir plongé sa voiture dans une rivière, elle cherche à savoir qui est l’homme qu’elle a tué. Evian (Jean-Nicolas Verreault) est rentré chez lui pour trier les affaires de son père récemment décédé avant de reprendre son travail de plongeur. Il rencontre Bibi quand elle se présente au salon funéraire. Ils vivront une romance improbable au cours des prochaines 24 heures.

On reconnait ici la griffe du cinéaste québécois Denis Villeneuve avec son goût pour la subtilité  des personnages et les nuances sombres, qui donnent au film une dimension plus profonde que l’excentricité  et le facteur de choc. Avec sa structure éclatée, la narration d’un poisson mourant, et un personnage principal qui est être au-delà de la rédemption, MAELSTROM est un toujours un film étonnant et particulier dans le paysage québécois, 17 ans après sa sortie.

Le cinéaste couvert de prix de POLYTECHNIQUE (2009) et INCENDIES (2010) est maintenant une étoile montante à Hollywood après avoir dirigé des films de studio plus ambitieux  tels qu’ENEMY (2013), PRISONERS (2013), SICARIO (2015), ARRIVAL (2016) Et le prochain BLADE RUNNER. Au cas où nous le perdrions à Tinseltown pour toujours, il vaut certainement la peine de revisiter cette œuvre cultivée, à la fois visuellement et émotionnellement stimulante. Copie 35 mm comme neuve, en français.

Nous sommes honorés de recevoir des invités très spéciaux: Jean-Nicolas Verreault et Stephanie Morgenstern. Jean-Nicolas Verreault, l’interprète de Evian dans le film, est très connu au Québec pour ses nombreux rôles au cinéma comme à la télévision. On le retrouve entre autre dans HOCHELAGA de Michel Jetté, LE SURVENANT d’Erik Canuel, ou encore LA TURBULENCE DES FLUIDES de Manon Briand, mais aussi dans les téléséries Jack Carter, Fortier et Catastrophe. Stephanie Morgenstern, Claire Gunderson dans le film, possède à son actif pas moins de 75 films et séries télévisées, mais est surtout reconnue comme co-créatrice des séries canadiennes Flashpoint et X Company, qui entame sa troisième saison.

Sunday, March 5                 6:30pm              Cinéma de Sève
MAELSTRÖM                                                                                        (2000, Canada, 87 min, 35 mm) Denis Villeneuve

maelstrom-eBibi (Marie-Josée Croze) is a young model and daughter of a fashion icon who falls into disarray after getting an abortion. Helping her sort through her troubles is psychiatrist Claire (Stephanie Morgenstern) After one drunken night, Bibi ends up hitting a man with her car, and after plunging her car into a river, she sets out to find out who the man was that she killed. Evian (Jean-Nicolas Verreault) has returned home to sort out his newly dead father’s affairs before returning back to his job as a diver. He ends up meeting Bibi when she shows up at the funeral home and they form an unlikely romance over the course of the next 24 hours.

Celebrated Québécois filmmaker Denis Villeneuve places his unique mark on the film with an eye for subtlety and dark undertones, giving it a more significant feel than mere weirdness and shock factor. Despite the bizarre framing structure, narration from a dying, hacked-up fish and a main character who flirts with being beyond redemption, MAELSTROM is a delightful film full of peculiar aesthetics.

The multi-award-winning director of POLYTECHNIQUE (2009) and INCENDIES (2010) is now a rising star in Hollywood after helming larger studio pictures such as ENEMY (2013), PRISONERS (2013),  SICARIO (2015), ARRIVAL (2016) and the upcoming BLADE RUNNER sequel.  In case we lose him to Tinseltown forever, this visually and emotionally stimulating home grown oeuvre from 17 years ago is definitely worth revisiting. Offered here is a brand-new Dolby stereo 35mm print in its original French language (without the ‘distraction’ of subtitles!)    

 We are honoured to have two special guests: Jean-Nicolas Verreault played the lead role of ‘Evian’ in the film. He is well known in Quebec for his many acting roles in film and television series. His credits include HOCHELAGA by Michel Jetté, LE SURVENANT by Erik Canuel, LA TURBULENCE DES FLUIDES by Manon Briand and the TV series Jack Carter, Fortier and Catastrophe.  Joining him will Stephanie Morgenstern who played the role of ‘Claire Gunderson’. She has no less than 75 film and TV acting credits but is now best know as co-creator of two successful Canadian TV series; Flashpoint and X Company, now in its 3rd season. 

Dimanche 19 mars        6:30pm                  Cinéma VA-114
LE COUTEAU DANS L’EAU (Nóz w wodzie)                                 (1962, Pologne, 94 min., 16mm, v.o.s-t.a) Roman Polanski

Lorsqu’Andrej, un reporter sportif en vacances avec sa femme, Christine, embarque un auto-stoppeur auquel ils proposent de se joindre à eux pour une excursion en bateau. Jaloux de la jeunesse et la beauté du jeune homme, Andrej se moque de lui et de son inexpérience en mer. La tension entre les deux hommes s’intensifient; le couteau de poche du jeune garçon représente ses attributs, incarnant la violence et la sexualité de la situation. Et violence s’en suit inévitablement.

 Ce premier film établit d’emblée Roman Polanski comme un réalisateur d’aplomb, gagnant les grands honneurs du festival de film de Venise, meilleur film étranger, ainsi qu’une place en couverture du Time.

La fascination de Polanski avec la cruauté humaine et la violence, qui l’habitera tout au long de sa carrière, prend déjà sa forme dans cet opus. De plus, il s’intéresse intensément à la complexité des relations humaines, notamment dans le cadre du couple. Grâce à la composition minutieuse de ses plans en noir et blanc, cette œuvre démontre une assurance et une concision dans ses personnifications. Certains diront même que LE COUTEAU DANS L’EAU est le film le plus intéressant de Polanski depuis son départ d’Europe. Doté d’une narration et d’un jeu d’acteur à point, le style ironique et sinistre de Polanski offre une fraîcheur manquante à l’époque et continue de charmer les publics d’aujourd’hui.

 Notre superbe copie d’apparence impeccable inclus des sous-titres anglais.

CONFÉRENCIÈRE : Ellen Freeman est une étudiante à la maîtrise en études cinématographiques à l’École de Cinéma Mel Hoppenheim de l’Université Concordia. Elle se spécialise dans l’étude des interprétations psychanalytiques des films d’horreur contemporains. Elle se penche notamment sur la perception des éléments carnavalesques des films obscènes et choquants. Elle est dans les étapes préliminaires de l’écriture de sa thèse de maîtrise qui porte sur la perception populaire au cinéma des sujets tabous comme le respect des classes, le tout par rapport au cinéma choc, selon les écrits académiques. Elle habite présentement à Montréal avec son conjoint et leur teckel nommé Carl.

Sunday, March 19 6:30pm Cinéma VA-114
KNIFE IN THE WATER (Nóz w wodzie)
(1962, Poland, 94 min., 16mm, Eng. Subtitles) Roman Polanski

When Andrej, a successful sports writer on holiday with his wife, Christine, picks up a hitchhiker, the couple asks the man to join them on a short boating excursion. Jealous of the blonde boy’s youth and good looks, Andrej boasts of his prowess, criticizing his guest’s inexperience at sea. Tension between the men gradually intensifies, with the pocket knife that represents the boy’s particular skills lending a continual suggestion of violence and sexuality to the goings-on. Things do eventually get violent.

Roman Polanski’s first feature immediately established him as a filmmaker to be reckoned with, winning top honours at the Venice film festival, a Best Foreign Film Oscar nomination and a place on the cover of Time magazine. Polanski’s career-long fascination with human cruelty and violence is already evident, as is his intense interest in exploring the complex tensions involved in close relationships.

With its effectively-composed shots in black and white, this film is extremely assured and concise in its characterizations. Some would argue that KNIFE IN THE WATER is a more interesting work than anything the director has made since leaving Europe. Brilliantly told and well-acted, Polanski’s half tongue-in-cheek and sinister style seemed quite refreshing at the time and still enthralls modern audiences.  (Nice crisp-looking print includes English subtitles) 

GUEST SPEAKER: Ellen Freeman is an MA student in Film Studies at the Mel Hoppenheim School of Cinema, Concordia University. Her personal and academic interests are positioned in the study of psychoanalytic readings of contemporary horror cinemas. These interests include, but are not limited to, the perception of carnivalesque elements of obscene ‘shock’ cinemas. Freeman is in the early stages of writing her MA thesis where she attempts to explore public perceptions of ‘taboo’ cinema subject matter which includes the observation of class, all in consideration of ‘shock’ cinema within the realm of academia. She is currently living in Montreal QC with her partner and their dachshund, Carl.

Dimanche 2 avril              6:30pm                    Cinéma deSève
BOB DYLAN vs. LEONARD COHEN

DON’T LOOK BACK + musiciens live!                                                                                                                 (1967, É.-U., 96 min., 16mm, v.o.a.) D.A. Pennebaker

Deux géants littéraires et musicaux du 20e siècle se feront face par films et musiciens interposés. Nous allons commencer par l’un des meilleurs documentaires musicaux jamais tournés. Sorti il y a exactement cinquante ans, Don’t Look Back suit une tournée de Bob Dylan en Angleterre où il croise des personnalités telles que Bob Neuwirth (le vrai «Bobby McGee» chanté par Janis Joplin), Donovan, Alan Price ) Joan Baez, la légende de la harpe blues John Mayall, Marianne Faithfull et Allen Ginsberg.

Après l’entracte, des musiciens viendront interpréter des chansons en hommage à notre regretté et adoré Leonard Cohen sur la scène du cinéma deSève. Des images de Cohen accompagneront leur performance. Le très talentueux Gideon Yellin interprétera Bob Dylan (incluant l’harmonica si caractéristique), tandis que le tout aussi excellent Toby Karass Rohan nous donnera sa meilleure interprétation de Leonard Cohen. Ils sont tous les deux très impatients de vous épater avec leurs performances.

Nous pouvons déjà deviner le parti pris de Montréal dans une telle «confrontation», mais le vrai plaisir sera de célébrer les œuvres de ces deux génies contemporains. C’est l’un des événements les plus remarquables de notre saison. À ne pas manquer !

Sunday, April 2                        6:30pm                Cinéma de Sève
BOB DYLAN vs. LEONARD COHEN

DON’T LOOK BACK + live music!
(1967, U.S., 96 min. 16mm) D.A. Pennebaker

Two of the twentieth century’s literary-musical giants will go head-to-head in film and live musical interpretations by local talents.  We will begin with one of the finest music docs ever. Released exactly fifty years ago, DON’T LOOK BACK centres on Bob Dylan’s tour of England in which we also see such luminaries as Bob Neuwirth (the real ‘Bobby McGee’ that Janis Joplin sang about), Donovan, Alan Price (of The Animals) Joan Baez, Blues harp legend John Mayall, Marianne Faithfull and Allen Ginsberg.

Following the intermission, we move onto more live performances on the deSève Cinema stage then rare concert clips of our dearly-departed and ‘sainted’ Leonard Cohen. The super-talented Gideon Yellin will interpret Bob Dylan (including harmonica) while the equally phenomenal Toby Karass Rohan will give us his best rendition of works by Leonard Cohen. They both look forward to wowing you with their performances.

We may already know the Montreal-biased outcome of such a ‘showdown’ but half the fun will be in celebrating the works of these two revered contemporaries. This is one of the stand-out events of our season and should not be missed.

Dimanche 16 avril         6:30pm             Cinéma VA-114
L’INVASION DES ZOMBIES (Incubo sulla città contaminate) (1980, Italie\Espagne\Mexique, 92 min, 35 mm, v. a.) Umberto Lenzi

Un avion de transport militaire fait un atterrissage impromptu dans un aéroport métropolitain. Après avoir encerclé l’avion à l’aide d’une vingtaine de soldats, les forces armées sont subitement attaquées par les passagers qui ont été inexplicablement transformés en mutants anthropophages. Il n’y avait apparemment aucune hôtesse de l’air à bord de l’avion, puisque ces passagers semblaient plutôt affamés!

Ne vous attendez pas à quoi que ce soit qui ressemble à une certaine série télé américaine populaire qui traite également de morts-vivants (mis à part le fait qu’il s’agisse du tout premier film dans lequel les zombies ont la capacité de courir). Ce qui vous attend est en fait une aventure rocambolesque sous la forme d’une production Italie/Espagne/Mexique dirigée par le réalisateur culte Umberto Lenzi, connu pour ses films d’exploitation qui émulaient, en version bon marché, des films américains populaires tels que « Le Parrain », « L’Aube des morts », ainsi que certains James Bond. Il s’est peut-être fait connaître avec des films de cannibales comme « Cannibal Ferox », mais c’est en donnant le tout pour le tout dans cette odyssée de carnage et de massacres cadavériques sanglants qu’il s’est réellement démarqué.

Ici, le public doit prendre le tout à la légère et apprécier cette œuvre pour l’épopée drôlement arrosée de sang qu’elle est vraiment. De plus, on y retrouve également une entraînante trame sonore italo-progressive/rock/disco qui saura vous plaire. Le tout présenté sur pellicule 35mm d’origine non-censurée en « Techniscope » panoramique. Pour compléter l’expérience « Grindhouse », nous vous offrons également une compilation surprise de bandes-annonces en 35mm, dont quelques-unes ont réellement été projetées dans des ciné-parcs de l’état de New York. (Cette projection est commanditée de façon anonyme.) (18 ans et plus)

CONFÉRENCIÈR : Animateur du podcast Les Oubliettes depuis 2014, sur le cinéma de genre rétro et les trouvailles bizarres qu’on peut faire sur les défuntes cassettes VHS, Simon Predj est un grand passionné de tout ce qui sort de l’ordinaire. Il a débuté au sein du collectif Douteux.org dont il fut vice-président, et responsable de divers évènements spéciaux tels que les projections des “Spécial sexe douteux”  (aussi projeté à Paris) et la production Montréalaise des Acro-Cats, un cirque de chats de Chicago présenté à guichet fermé. Il participa à plusieurs reprises au festival Fantasia, d’abord en présentant des collages vidéos pour la Grande nuit excentrique, puis comme panéliste occasionnel. Il vient de lancer son deuxième podcast Ars Moriendi sur les crimes sordides et les histoires vraies insolites.

Sunday, April 16             6:30pm                 Cinéma VA-114
CITY OF THE WALKING DEAD (Incubo sulla città contaminate)
(1980, Italy\Spain\Mexico, 92 min., 35mm, English) Umberto Lenzi

A military transport plane makes an unscheduled landing at a big city airport. When the authorities surround the plane, they are attacked by the passengers, who have turned into flesh-eating mutants. And since there were no stewardesses serving on-board meals, these passengers have quite an appetite!

Do not expect anything that resembles a popular American zombie TV series (other than the fact that this is the first horror film in which the zombies are capable of running.) What you can expect is an over-the-top Spanish-Italian-Mexican production from exploitation director Umberto Lenzi who has a talent for creating cheaper European versions of popular American films such as THE GODFATHER, DAWN OF THE DEAD and 007 titles. He may have made his name with jungle cannibal epics like CANNIBAL FEROX, but his go-for-broke dedication to flesh-ripping offensiveness hit a crescendo in this holocaust of anti-human blood rage.

As an audience, we are not expected to take things too seriously. Rather, we are asked to simply sit back in our theatre seats and enjoy it for the fun gore-ific rampage that it is. Adding to the guilty pleasure is a great Italio-prog/rock/disco soundtrack that runs throughout.  And we can think of no better way to screen it than as an uncut 1980-vintage 35mm print in wide-screen ‘Techniscope’. Further guaranteeing an authentic ‘grindhouse’ experience is a collection of surprise 35mm horror trailers, some of which were actually screened at Drive-Ins in nearby up-state New York. (This screening is a sponsored anonymously) (18+)  

GUEST SPEAKER: Since 2014 Simon Predj has been a passionate host of the popular radio podcast series Les Oubliettes, a program dedicated to old-school genre cinema, related oddities and sketchy films released on VHS. He began as part of the Douteux.org collective as its vice-president responsible for a variety of special events from ‘’Sexe douteux’’ (also presented in Paris) and the Montreal presentation of the sold-out ‘Acro-Cats’, a cat circus show from Chicago. He also created video montages screened at the Fantasia film fest where he also appeared as panelist. He has just launched second podcast, Ars Moriendi, dealing with sordid true crime stories.

Dimanche 30 avril           6:30pm           Cinéma deSève
JOHNNY GUITAR
(1954, É.U., 110 min, 35 mm, v.o.a.s-t.f) Nicholas Ray

EN PRÉSENCE DE NICCA RAY ! Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le western. La vision du genre du maître d’Hollywood Nicholas Ray est étrange et surréaliste, et se déroule comme un rêve fiévreux. Dans la première scène, une foule d’éleveurs en colère, le Dancin ‘Kid et son gang notoire, et un ancien gunslinger qui a échangé son arme pour une guitare (Sterling Hayden) arrivent durant une tempête de poussière au saloon de Vienna – qui se trouve au milieu de nulle part, attendant la fortune promise par le passage du chemin de fer. Tout le monde semble avoir un passé secret, des vendettas entrecroisées et des désirs réprimés qui sont perpétuellement sur le point d’exploser. Au centre de ce tumulte se trouve Vienna elle-même (Joan Crawford), tenancière de bar farouchement indépendante qui a aimé le Dancin ‘Kid et Johnny Guitar, et entretient une rivalité avec Emma Small (Mercedes McCambridge) qui voudrait la voir pendue.

Crawford vole la vedette avec sa performance audacieuse et imposante – un rôle délicieusement subversif pour une femme dans les années 50 à Hollywood. Le cinéma de Ray défend les rebelles et les outsiders à l’écran. Il défie également les notions conventionnelles de genre, croquant l’Ouest mythique comme un mélodrame, avec des visuels stylisés et des couleurs audacieuses et décadentes. Parfois absurdement drôle et parfois à couper le souffle, JOHNNY GUITAR est une expérience qui est difficile à oublier.

Pour cette projection nous aurons le privilège d’accueillir Nicca Ray, fille du légendaire Nicholas Ray. En plus de JOHNNY GUITAR, Ray a signé des films aussi acclamés que THEY LIVE BY NIGHT, IN A LONELY PLACE, ON DANGEROUS GROUND, PARTY GIRL, KING OF KINGS, SAVAGE INNOCENTS, 55 DAYS AT PEKING et le célèbre REBEL WITHOUT A CAUSE avec James Dean. Ayant grandie sur les plateaux de certains des films de son père, Nicca Ray se fera un plaisir de partager avec nous les détails de sa carrière fascinante.

Sunday, April 30             6:30pm             Cinéma deSève
JOHNNY GUITAR
(1954, U.S., 110 min., 35mm) Nicholas Ray

 WITH NICCA RAY IN ATTENDANCE! This film is unlike any Western you’ve seen before. Masterful Hollywood director Nicholas Ray’s strange and surreal spin on this classic genre unfolds like a feverish dream. Within the first scene, a mob of angry ranchers, the Dancin’ Kid and his notorious gang, and an ex-gunslinger who traded in his gun for a guitar (Sterling Hayden) have all blown in from out of a dust storm, congregating in “Vienna’s” saloon – which lies in the middle of nowhere waiting for the prospective railroad to bring fortune. Everyone seems to have a secret past, criss-crossed vendettas, and repressed desires that are perpetually on the verge of boiling over. At the centre of this tumult is Vienna herself (Joan Crawford), the fiercely independent saloon-owner who has romantic pasts with the Dancin’ Kid and Johnny Guitar, and a rivalry with mob-leader Emma Small (Mercedes McCambridge) who would like to see her in a noose.

Gun-toting, pants-wearing Crawford steals the film with her gutsy, towering performance as Vienna – a deliciously subversive role for a woman in 1950s Hollywood. Ray’s is a cinema that champions the rebels and outsiders of the screen. He also challenges conventional notions of genre, painting the mythic West with melodrama, stylized visuals, and bold, decadent colours. At times absurdly humorous and at others breathtaking, JOHNNY GUITAR is an experience that’s hard to forget.

For this screening we have the privilege of welcoming, in person from New York City, Nicca Ray, daughter of the legendary Nicholas Ray. Besides JOHNNY GUITAR, he has directed such acclaimed films as THEY LIVE BY NIGHT, IN A LONELY PLACE, ON DANGEROUS GROUND, PARTY GIRL, KING OF KINGS, SAVAGE INNOCENTS, 55 DAYS AT PEKING and most famously, REBEL WITHOUT A CAUSE starring James Dean. Having grown up on the sets of some of her father’s films, she can’t wait to share details of his fascinating career.

Dimanche 14 mai              6:30pm                    Cinéma VA-114 DUTCHMAN                                                                                         (1967, Grande-Bretagne, 55 min, 16 mm, v.o.a.)  A. Harvey                                                           +                                                                                                               THE INCIDENT
(1967, É.-U., 107 min., 16mm, v.o.a.) Larry Peerce

incident-fL’écrivain Nicholas E. Baeher n’a complété qu’un seul scénario dans sa vie et le voici. Parce que le dialogue et l’histoire sont si géniaux, il est étonnant qu’il soit tombé dans l’oubli. Le casting est aussi un coup de génie. On y trouve Martin Sheen dans son premier rôle à l’écran, Tony Musante, Brock Peters, Ruby Dee, Jack Gilford, Thelma Ritter, Ed McMahon, Jan Sterling, Beau Bridges et Donna Mills. Peut-être ne connaissez-vous pas tous les noms mais vous reconnaitrez tous les visages. L’impressionnante direction photo est signée Jerry Hirschenfeld,  responsable de FAILSAFE, COTTON COMES TO HARLEM, YOUNG FRANKENSTEIN, TWO MINUTE WARNING, THE CAR et COMA. Le film fut un défi particulier pour Hirschenfeld et son équipe car le tournage devait être tourné dans les lieux réels, peu pratique malgré le fait que le film le demande. Le scénario  prenant place dans un wagon du métro de New York, un décor rétractable très convaincant a été construit.

Ce film terrifiant nous peint de façon convaincante le cauchemar très urbain d’être pris en otage dans le métro par une bande de gangsters. Très violent pour l’époque, il  travaille toutefois le spectateur d’une façon plus psychologique que la majorité des films du genre. La performance touchante de Brock Peters vous mettra la larme à l’œil avec son émotion intense et Martin Sheen n’a jamais été aussi  terrifiant (encore plus intense que dans BADLANDS).

Alors sautez dans un wagon de métro, sortez station Lucien L’Allier et venez assister à une autre soirée mémorable de cinéma au Cinéclub de Montréal!

En premier partie, DUTCHMAN : Un jeune homme noire conservateur voyage seul dans un wagon de métro à New York. La seule autre passagère, une blonde de mœurs légères, lui lance des regards de séductrice.  Tension sexuelle, intolérance raciale et colère se mêlent pour exploser  dans une confrontation violente et aigüe. Le bataille émotionnelle qui suit nous rappelle  Elizabeth Taylor et Richard Burton dans WHO’S AFRAID OF VIRGINIA WOOLF et A WOMAN UNDER THE INFLUENCE de John Cassavetes  La pièce de théâtre puissante et controversée de l’écrivain LeRoi Jones et fidèlement adaptée pour l’écran d’une façon  explosive. Écrit durant les sommets du mouvement pour les droits civiques dans les années 60, son message est toujours aussi pertinent pour les spectateurs d’aujourd’hui. Al Freeman jr. (MALCOLM X) et Shirley Knight (nominée pour deux Oscars) brûlent l’écran avec leur performance, le tout accompagné de la trame musicale menaçante de John Barry  (aussi nominé pour un Oscar et connu pour son fameux “thème de James Bond”) Le réalisateur Anthony Harvey est connu pour son travail comme monteur pour les films de Stanley Kubrick, notamment LOLITA et DR. STRANGELOVE.  Il a eu énormément de problèmes pour tourner son film dans le métro de New York, la permission lui ayant été refusée. Il a seulement réussi à filmer quelques plans essentiels avant de tourner la plus grande partie du film en Angleterre. Avec une durée de moins d’une heure, DUTCHMAN  contient assez de dynamite pour détruire une petite salle de visionnement. Soyez averti: Il vous hantera longtemps après que le projecteur se soit éteint.

Sunday, May 14            6:30pm                         Cinéma VA-114
DUTCHMAN                                                                                            (1967, Grande-Bretagne, 55 min, 16 mm, v.o.a.) A. Harvey                                                           +                                                                                                               THE INCIDENT
(1967, É.-U., 107 min., 16mm) Larry Peerce

incident-eWriter Nicholas E. Baeher wrote only one screenplay in his life and this is it. Because the dialogue and story are so brilliant, it is surprising that he was never heard from again. Also brilliant is the casting. You’ll have fun spotting such respected actors as Martin Sheen in his first ever film appearance, Tony Musante, Brock Peters, Ruby Dee, Jack Gilford, Thelma Ritter, Ed McMahon, Jan Sterling, Beau Bridges and Donna Mills. If you don’t know all the names, you’ll certainly recognise the faces. The tight and sharp cinematography by Jerry Hirschenfeld is reminiscent of 1950s noir and was a particular challenge for the camera crew as it was not practical to shoot it entirely on location even though the film virtually demanded it. As it mostly takes place on a New York subway, a very complex yet convincing retractable set had to be built.

This terrifying film effectively portrays one of the most suffocating of urban nightmares: being held hostage in a subway by crazed gangsters. It is quite violent for the time but works on a more psychological level than most urban crime films. The touching performance by Brock Peters will bring a tear to your eyes with its emotional intensity. And Martin Sheen never looked scarier. (Even more intense than in BADLANDS).  So jump on the subway and get off at Lucien l’Allier station then head on over to The Film Society for another great evening of unforgettable film viewing.

Preceded by DUTCHMAN: A young, conservative Black man, minding his own business, rides on an all-but-empty subway car. The only other passenger, a blond vixen, is looking his way and looking for trouble. Sexual tension, racial bigotry and righteous fury collide in a razor’s edge confrontation. The ensuing emotional and physical bouts are reminiscent of Richard Burton and Liz Taylor in WHO’S AFRAID OF VIRGINIA WOOLF or John Cassavetes’ A WOMAN UNDER THE INFLUENCE.  

Writer LeRoi Jones‘ powerful and controversial play is faithfully adapted in this dramatically explosive and emotionally raw film made at the height of civil unrest in the ’60s, with just as potent a message for today’s audiences. Al Freeman, Jr. (MALCOLM X) and two time Academy Award-nominee Shirley Knight (DARK AT THE TOP OF THE STAIRS, DESPERATE HOUSEWIVES) sear the screen in this highly-acclaimed award-winner from Oscar-nominated director Anthony Harvey with an ominously knowing score by Academy Award-winner John Barry (DANCES WITH WOLVES, JAMES BOND theme). Best known as the editor for the Stanley Kubrick films LOLITA and DR.STRANGLOVE, director Harvey had a very difficult time getting this controversial film made where the story was set; New York city. As production began there, he was refused permission to film inside the New York subway system. All he managed to get were a few establishing shots before he took the cast all the way to England to resume shooting it. With a running time of just under one hour, DUTCHMAN has enough dramatic dynamite to rock a screening room to pieces. Be warned: it will haunt you long after the lights go back on.

More icing on the cinematic cake: two very short films filmed in the Montreal and Toronto subways, one of which features an appearance by Darth Vader!  (This screening is sponsored anonymously)

Samedi 20 mai              7:30pm                 Église W.P.C.U. WINGS + musiciens live !                                                                (1927, É.-U., 144 min, 16 mm, intertitres anglais) William Wellman

wings-fWings, une aventure excitante remplie d’action et de romance, fut le tout premier lauréat de l’Oscar du meilleur film. Ce classique du cinéma met en vedette les stars les plus populaires des années 20, comme l’intemporelle Clara Bow, principalement connue sous le nom de It Girl (qui avait un « je ne sais quoi » aussi mystérieux qu’abondant!). Avec ses grands yeux, son joli minois et sa charmante innocence, elle se situe au centre du triangle amoureux de l’histoire. Dans un rôle secondaire mais ô combien mémorable, on peut également apercevoir la future vedette Gary Cooper.

Comme dans le cas de nos projections précédentes de films à grand déploiement comme INTOLÉRANCE (1916) et LE VOLEUR DE BAGDAD (1924), WINGS vous coupera le souffle avec ses batailles aériennes vertigineuses. Pour la première fois, on pouvait voir de dangereuses séquences dans lesquelles plusieurs avions se livraient au combat. Faites avec brio, ces scènes ont créé un précédent dont la magie trépidante n’a toujours pas été égalée (même pas avec les effets spéciaux par ordinateur).

Quoi de mieux que de visionner cette expérience sur pellicule, projetée sur écran géant, accompagnée de musiciens. Vous verrez de talentueux artistes au piano, aux instruments à cordes et aux percussions, produisant même des effets spéciaux en direct. Le tout aura lieu dans une majestueuse église gothique, ce qui ajoutera au cachet de cette soirée inoubliable. Veuillez noter que nos projections antérieures ont été extrêmement populaires, alors mieux vaut arriver tôt! (Les portes ouvriront à 18h30.)

Église WPUC, 4695 de Maisonneuve O. (métro Vendôme)                                           15$, 10$ (étudiants, 65+) à la porte et en ligne www.themobspress.com à partir du 1er mai. Friandises et boissons seront disponibles sur place.

Saturday, May 20             7:30pm               W.P. United Church WINGS + live musicians !                                                               (1927, U.S., 144 min, 16 mm, English intertitles) William Wellman

wings-eThis first-ever Oscar winner for ‘Best Picture’ is an exciting action-adventure spectacle with a romantic drama storyline. It stars some of the most popular actors of the 1920s including the legendary Clara Bow, dubbed by Hollywood as the ‘It’ girl. (Whatever ‘It’ was, she definitely had plenty!) Her big eyes, cute round face and innocent charms made her a key part of the story’s love triangle. Appearing in a small but memorable role is Gary Cooper who later went onto movie super-stardom.

Like our previous presentations of such epics as INTOLERANCE (1916) or THIEF OF BAGDAD (1924), WINGS will at times have you gasping in awe and on the edge of your seat, especially over the perilous biplane action in the skies. Never before had (such dangerous!) aerial sequences been done so brilliantly, setting standards for future films of its type. To this day, the drama and magic of some of the shots has never been equalled (not even with the aid of computer-generated images.)

What better way to experience it than as ‘reel’ film projected onto a large movie screen while live musicians accompany all the action. Our talented line-up includes artists on piano, string, percussion and sound effects created live. All of this takes place in a stunning old gothic church which only adds to the experience. Our previous screenings there have been hugely popular so please arrive early.  (doors open at 6:30pm)

W.P. United Church, 4695 de Maisonneuve O. (Vendôme metro)                                $15, $10 (students, 65+) at the door (cash only) or on-line from May 1st: www.themobspress.com             Snacks, popcorn and drinks available.

Dimanche 28 mai            6:30pm                         Cinéma deSève
KHARTOUM                                                                                             (1966, R.-U., 134 min, 35 mm, v.o.a.) Basil Dearden

khartoum-fKhartoum est une épopée à grand déploiement produite en cinémascope et filmée spécialement pour être projetée sur un énorme écran de cinéma. Non sans rappeler le film Lawrence of Arabia de 1963, le scénario est basé sur un épisode important de l’histoire du Soudan, lorsqu’en 1885, une confrontation entre l’armée britannique qui contrôlait la ville de Khartoum et les milliers d’adeptes du « Mahdi », un chef fondamentaliste islamique, éclata lors d’une guerre sainte. Le rôle principal du Général Gordon, personnage historique et énigmatique, est joué de manière plus vraie que nature par l’acteur Charlton Heston (Ben-Hur, Planet of the Apes).

Quelques bonnes raisons de voir ce film : le scénario, nominé aux Oscars, a été écrit de manière très intelligente et fidèle aux évènements. La cinématographie est éblouissante (le film ayant été originellement tourné avec des caméras 70 mm « Cinerama » de luxe). La musique du film, jouée par un grand orchestre, est impressionnante. Des décors spectaculaires et des costumes authentiques ont été recréés rigoureusement. L’action, le suspense et l’ambiance dramatique nous tiennent en haleine. Et le jeu d’acteur est superbe. Dans sa performance, Heston est entouré de Laurence Olivier dans le rôle du « Mahdi », de Richard Johnson et de Ralph Richardson, tous dans des rôles principaux.

Cette projection est l’une de ces rares expériences de visionnement d’une véritable copie Technicolor vintage 35mm sur grand écran, qui vous coupera le souffle par sa beauté et son spectacle !

Sunday, May 28             6:30pm                         Cinéma deSève
KHARTOUM                                                                                         
(1966, U.K., 134 min, 35 mm) Basil Dearden

khartoum-eKHARTOUM is a sweeping Cinemascope epic produced on a grand scale and designed for projection on a movie theatre-sized screen. Reminiscent of 1963’s LAWRENCE OF ARABIA, it is based on an important episode in Sudanese history of 1885 involving a stand-off between the British-controlled city of Khartoum and the thousands of followers of “The Mahdi”, an Islamic fundamentalist leader waging a holy war. Playing the lead role of enigmatic historical figure General Gordon is larger-than-life actor Charlton Heston (BEN HUR, PLANET OF THE APES) 

A few good reasons to see this film: The Oscar–nominated script is smart and literate. The cinematography is stunning (originally shot with deluxe 70mm “Cinerama” cameras). The lush orchestral music score is impressive. Spectacular sets and authentic costumes were painstakingly recreated. Action, suspense and sweaty drama drip from the screen. And the acting is first rate. Supporting Heston in the lead roles are Laurence Olivier as “The Mahdi”, Richard Johnson and Ralph Richardson.

This is one of those very rare screenings of a genuine vintage wide-screen 35mmTechnicolor print that will at times take your breath away with its beauty and spectacle! This very rare projection is most definitely one to experience.

 

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