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Septembre-décembre / September-December 2017

Billets / Tickets: 8$, 6$ (Étudiants / Students, 65+)  Sur place, argent comptant seulement / At the door, cash only

Cinéma VA-114 : 1395 René Lévesque O. (Métro Lucien L’Allier)
Cinéma de Sève
: 1400 de Maisonneuve O. (Métro Guy-Concordia)

 

Dimanche 10 septembre     6:30 pm     Cinéma de Sève            MULHOLLAND DRIVE
(2001, É.-U., 147 min., 35mm, v.o.a.)   David Lynch

Une femme perd la mémoire suite à un grave accident de voiture. Errant seule dans les rues de Los Angeles, elle trouve refuge en entrant par infraction dans l’appartement d’une aspirante comédienne. D’abord surprise par la présence de l’intruse, cette dernière accepte de l’aider à retrouver ses souvenirs. Leur enquête va les mener à découvrir un monde invisible peuplé de gangsters et de producteurs corrompus. Surgit alors la possibilité que l’amnésique ait été impliquée dans un crime odieux et que personne ne puisse échapper à Mulholland Dr.

Dix ans après Twin Peaks, David Lynch prépare un retour au petit écran avec le pilote d’une série qu’il tourne pour le réseau américain ABC. Le résultat ne convainc pas les directeurs de la station qui le rejette. Au lieu d’abandonner son projet, le réalisateur décide de l’adapter au cinéma en greffant de nouvelles scènes à l’épisode. Ce long métrage connaît un immense succès critique et se mérite le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2001.

Avec cette œuvre aussi sensuelle que mystérieuse, Lynch poursuit l’exploration de thèmes déjà abordés dans Blue Velvet et Lost Highway. Encore une fois, les apparences s’avèrent trompeuses et la quiétude du quotidien dissimule une réalité inavouable. Un simple restaurant de quartier, par exemple, a le potentiel de servir de repère à une entité démoniaque. Mulholland Dr. est d’abord et avant tout l’hommage de Lynch à Hollywood. En plus de reprendre les codes et figures du film noir, il se moque avec un humour corrosif des rouages d’une industrie où règne la loi du plus fort. Le cinéaste réussit également à générer des moments de pure terreur avec des scènes probablement inspirées par ses propres cauchemars. Comme toujours, Lynch refuse de donner à son public une réponse claire. Il préfère brouiller les pistes en offrant des clés illusoires à un mystère qui, encore aujourd’hui, fait objet de débats entre spectateurs. Mulholland Dr. est comparable à un labyrinthe dans lequel se perdre donne à vivre des expériences novatrices et inspirantes.

Invité : Simon Laperrière est doctorant en études cinématographiques à l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur les théories de fans ainsi que la surinterprétation. En 2010, il fonde le volet «Camera Lucida» du Festival Fantasia dont il assure la programmation jusqu’en 2016. Il a également codirigé le collectif Bleu nuit. Histoire d’une cinéphilie nocturne (Somme toute, 2014) avec Eric Falardeau. Son prochain livre portera sur Bob Dylan.

Sunday, September 10          6:30pm     Cinéma de Sève               MULHOLLAND DRIVE
(2001, U,.S., 147 min., 35mm)    David Lynch

A woman suffers acute amnesia following a serious car accident. Wandering alone through the streets of Los Angeles, she finds refuge by breaking into the home of an aspiring Hollywood actress. At first surprised by the intrusion, the actress eventually decides to help the lost woman regain her memory. Their quest will lead them to some very strange characters hidden in the underbelly of the movie biz; gangsters, corrupt producers and abusive directors. The possibility then arises that the amnesiac was implicated in some hideous unspeakable crimes and that there is no escape from Mulholland Drive.

Ten years after the TWIN PEAKS series, David Lynch prepared for a return to the small screen with a pilot episode to be broadcast on ABC television. After viewing it, the network execs were not convinced of its potential and decided to reject it. Instead of abandoning the project, the director decided to shoot extra scenes and make them part of a longer theatrical feature film version. It went on to garner enormous critical success and took the Prix de la mise en scène at Cannes in 2001.

With this equally sensual and mysterious work, Lynch continues his exploration of themes featured in BLUE VELVET and LOST HIGHWAY.  Here again, things are not what they appear to be and life is not so secure under the surface. A common diner, for example, serves as a setting for an encounter with a demonic entity. Mulholland Dr. is above all Lynch’s tribute to Hollywood. Besides utilising all the familiar codes and iconography of the Film Noir genre, he mocks the ‘dog eat dog’ system with caustic humour. The film maker also succeeds in generating a sense of genuine terror, likely inspired by his own twisted nightmares. As usual, he refuses to give his audience any clear answers. He prefers to confound us by offering illusory clues to a mystery that, to this day, continues to create lively debate among legions of enchanted fans. Mulholland Dr. can be compared to a forbidden labyrinth in which we experience the unique and the inspiring.

Guest speaker:  Simon Laperrière holds a doctorate in film studies at Université de Montréal. His research covers theories of film fandom and film over-analysis. In 2010 he created the ‘Camera Lucida’ category at the Fantasia Film Festival where he was programmer until 2016. He also co-directed the Bleu Nuit collection (Somme Tout, 2014), Histoire d’une cinéphilie nocturne (Somme toute, 2014) with Éric Falardeau. His next publication will deal with Bob Dylan.

Dimanche 24 septembre        6:30pm             Cinéma VA-114
AMERICAN PSYCHO                                                                              (2000, É.-U., 102 min., 35mm, v.o.a.)  Mary Harron

Mary Harron est d’une espèce rare, une réalisatrice qui oeuvre de manière stable au sein de l’industrie cinématographique et télévisuelle depuis 1989. Les sujets explorés dans son oeuvre passent de l’intensité des amitiés adolescentes (THE MOTH DIARIES), à la vie de Valerie Solanas, icône féministe controversée (I SHOT ANDY WARHOL). Parlant de sa filmographie, Harron explique : « […] je raconte des histoires de femmes, et en ce sens, on pourrait me qualifier de réalisatrice féministe ». C’est d’autant plus intéressant de revisiter son adaptation du controversé roman de Bret Easton Ellis dans cet optique !

Se déroulant dans les années 80, AMERICAN PSYCHO (2000) dresse le portrait de Patrick Bateman (interprété par Christian Bale), un jeune et riche professionnel new-yorkais qui mène une double vie de tueur en série. L’un des rares films à élever son matériel source, Harron et la scénariste Guinevere Turner ont transformé un ouvrage presque illisible en une vive et cinglante satire féministe. Comme le souligne Anjelica Jade Bastien du Village Voice : « […] plus que tout, le film est un superbe exemple du pouvoir du regard féminin lorsqu’il attire l’attention sur la vanité et la violence masculine ». À la lumière du climat politique actuel, difficile de trouver plus pertinent ! Précisons que dans le roman, Bateman est obsédé par Donald Trump, lui vouant une admiration sans bornes.

Puisque le film et le roman figurent tous deux au panthéon de la culture pop contemporaine, on pourrait croire déjà tout savoir sur AMERICAN PSYCHO. Pourtant, le plus terrifiant reste que, vingt ans plus tard, les thèmes qu’ils soulèvent demeurent tout aussi d’actualité.

Textes: Dara Jade Moats, co-fondatrice et co-programmatrice de DeuXX. 

DeuXX est un cycle de projections mensuelles basé à Montréal, visant à mettre à l’honneur le cinéma au féminin en présentant des films réalisés par des femmes. 

Le film sera presenté par Marie-Laure Tittley, co-fondatrice et co-programmatrice de DeuXX. (traduction : Ryan Catherine Breithaupt)

Une co-présentation de : DEUXX_print2

Sunday, September 24           6:30pm        Cinéma VA-114 AMERICAN PSYCHO                                                                              (2000, U.$., 102 min., 35mm)  Mary Harron

“I like to dissect girls. Did you know I’m utterly insane?” – Patrick Bateman

Mary Harron is a rare breed, a female director that has been working steadily on mainstream movies and TV since 1989. Her catalogue of films run from the intensity of teenage girl friendships (THE MOTH DIARIES) to a biography of controversial feminist icon Valerie Solanas (I SHOT ANDY WARHOL). She has said of her films, “[…] I do women’s histories, and in that sense you could fit me into the label of a feminist filmmaker.” So with her own words in mind, we invite you to revisit her adaptation of Brett Easton Ellis’ controversial novel from this view point.

Set in the 80s, AMERICAN PSYCHO (2000) traces the disturbing portrait of Patrick Bateman (played by Christian Bale), a young and wealthy New York professional who moonlights as a psycho killer. One of those rare films that elevates the source material, Harron and writer Guinevere Turner turned an almost unreadable novel into a witty, scathing, feminist satire. As Anjelica Jade Bastien points out in her piece for the Village Voice, “[…] more than anything else the film is a stunning example of the power of the female gaze when it turns its attention to male vanity and violence.” And what could be more topical in our current political climate than male vanity and violence? (It’s also interesting to note that in the novel, Patrick Bateman is obsessed with being like Donald Trump, who he views as a God.).

Since the film and the book are mainstays of pop culture, you may think you already know everything there is to know about AMERICAN PSYCHO, but the most horrific part is that, almost twenty years later, its themes are still frighteningly relevant.

Text written by – Dara Jade Moats, DeuXX Co-Founder and Co-Programmer.

DeuXX is a monthly screening series based in Montreal, championing women in film by presenting works by female filmmakers. 

Film will be introduced by Marie-Laure Tittley, Co-founder and Co-programmer of DeuXX. 

 A co-presentation with :DEUXX_print2

6 & 7 octobre        7:30PM         Église W.P.U.C                                     LE FANTÔME DE L’OPERA  + musiciens LIVE!                            (1925, É.U., 102 min., 16mm, intertitres anglais) Rupert Julian

La star du cinéma muet Lon Chaney Sr. livre une performance emblématique dans le rôle du « fantôme », dans cette adaptation du roman d’horreur intemporel de Gaston Leroux. Universal Studios a dépensé sans compter pour cette magnifique production qui fait frissonner le public depuis presque cent ans. Afin de vous donner une expérience authentique des années 20, le film sera projeté en pellicule sur écran géant à sa vitesse d’origine, avec la scène du bal masqué présentée en Technicolor. Bien évidemment, le film sera accompagné par des musiciens.

Vous verrez de talentueux artistes : directeur musical Shayne Gryn au piano et orgue Casavant, Noémi Braun au violoncelle, Beth McKenna au clarinette et soprano Alana Cosgrove. Le tout aura lieu dans une majestueuse église gothique, ce qui ajoutera au cachet de cette soirée inoubliable. Veuillez noter que nos projections antérieures ont été extrêmement populaires, alors mieux vaut arriver tôt! (Les portes ouvriront à 18h30.)   Friandises et boissons seront disponibles sur place.

Église WPUC, 4695 de Maisonneuve O. (métro Vendôme)

15$, 10$ (étudiants, 65+) à la porte. Le guichet ouvre à 18h.

October 6 & 7            7:30PM        W.P. United Church                PHANTOM OF THE OPERA + LIVE musicians!                            (1925, U.S., 102 min., 16mm, English intertitles) Rupert Julian

Silent movie super star, Lon Chaney Sr., delivers his most iconic performance as ‘The Phantom’ in this timeless horror classic based on the novel by Gaston Leroux. Universal Studios spared no expense to deliver a lavish production that has been thrilling cinema audiences for nearly 100 years. To give you the deluxe 1920s experience, we will project it onto a large screen on actual film at its original silent speed with the added bonus of the ‘Bal Masqué’ sequence in Technicolor.  And, of course, LIVE musicians will accompany all the action.

Our talented line-up includes musical director Shayne Gryn on piano and organ, Noémi Braun on Cello, Beth McKenna on Clarinet and soprano Alana Cosgrove. All of this takes place in a stunning old gothic church which only adds to the thrill. Our previous screenings there have been hugely popular so please arrive early whether you buy your tickets in advance or at the door. (doors open at 6:30pm)

W.P.United Church, 4695 de Maisonneuve O. (Vendôme metro)

$15, $10 (students, 65+) at the door (cash only) Box office opens at 6pm.

Snacks, popcorn and drinks available.

Dimanche 8 octobre         6:30pm     Cinéma VA-114                The Elements                                                                                            (2016, Canada, 15 min. numérique, sans dialogue)  Mandi Morgan

COSMIC EYE                                                                                               (1986, É.-U., 71 min, 16 mm, v.o.a.)  Faith et John Hubley

Travaillant tout d’abord pour Disney Studios durant les années 1930s, John Hubley devient rapidement désillusionné par les restrictions imposées par le style d’animation de Disney. Il quitte donc Disney lors d’une grève en 1941. Il travaille alors par la suite pour Screen Gems et les studios UPA, où, en 1949, il crée le personnage de dessin animé Mr. Magoo, inspiré de l’un de ses oncles. Hubley fut un acteur clé dans le développement du nouveau mouvement d’animation minimaliste. Éventuellement, il établit son propre studio avec Faith Elliot, qu’il maria en 1955.

Entre 1976 et 2001, Faith Elliot-Hubley complète à elle-même 24 films d’animation. Ses films comportent souvent une imagerie abstraite et une narration non-linéaire. Par ailleurs, plusieurs d’entre eux s’inspirent de thèmes mythologiques et d’art indigène. Étant aussi peintre, ces peintures furent exposées dans des galléries en Europe et aux États-Unis. Contrairement à la méthode conventionnelle d’animation où une caméra capture la pellicule peinte et éclairée du dessus, elle utilise une technique par laquelle ses dessins sur papiers sont illuminés par le dessous, ce qui donne à son animation un style singulier.

Lauréat et sélectionné pour d’innombrables prix, ce talentueux duo prolifique a créé plusieurs films magnifiques, qui intègrent un style libre et coloré, unique à lui. Notre superbe copie 16mm de COSMIC EYE est l’une des seules deux copies existantes du film. Sa projection sera précédée par des remarquables films d’animation provenant de nos archives (qui contiennent des centaines de films parmi lesquels choisir!)

Extra: projection du film THE ELEMENTS (2016) par Mandi Morgan, qui sera présente pour présenter son film qui capta l’attention du grand musicien John Cale (membre fondateur de The Velvet Underground) à Pop Montréal l’année dernière.  

La soirée sera remplie de feux artifices colorées qui s’imprégneront dans l’œil de votre imaginaire, provoquant des rêves spectaculaires !

Sunday  October 8         6:30pm           Cinéma VA-114               The Elements                                                                                            (2016, Canada, 15 min. digital, no dialogue)  Mandi Morgan

COSMIC EYE                                                                                                (1986, U.S., 71 min, 16 mm)  Faith and John Hubley

 Originally employed by Disney Studios in the 1930s, John Hubley became disillusioned with the confines of the Disney brand of animation, so he left during a strike there in 1941. He ended up working for Screen Gems and UPA studios where, in1949, he created the Mr. Magoo cartoon character, based on an uncle. He was a key player in the new movement of ‘stripped-down’ animation. He eventually established a studio with brilliant animator Faith Elliot, who he married in 1955.   

Between 1976 and 2001, Faith Elliot-Hubley completed 24 solo animated films. Her films often feature abstract imagery and non-linear stories while many draw on themes of mythology and indigenous art. She was also a painter, with her works being exhibited in galleries in Europe and the U.S.A. Unlike conventional hand-drawn animation where a camera takes pictures of paintings on celluloid that are lit from above, she used a technique were drawings on paper were illuminated from below, giving the animation a special look.   

Nominated and winners of  countless awards, the prolific and talented Hubleys have created some  whimsically beautiful films that incorporate a free and colourful style that is uniquely their own.  Our lovely print of COSMIC EYE is one of only two that exist anywhere and is to be preceded by outstanding animated works from our archives (of which there are hundreds of titles to choose from!)

Plus: a screening of THE ELEMENTS (2016) by Mandi Morgan who will also introduce her remarkable animated film which caught the attention of music master John Cale (founding member of The Velvet Underground) at Pop Montreal last year.

Expect a night of colourful fireworks that will stay burnt in your mind, inducing spectacular dreams!  

Dimanche 22 octobre           6:30pm           Cinéma de Sève
THEY LIVE
(1988, É.-U., 94 min., 35 mm, v. o. a.) 
John Carpenter

À l’aide de lunettes soleil spéciales, un chômeur découvre que les extraterrestres sont parmi nous. Oui, vous avez bien lu. Paranoïa à gogo, répliques cultes, critique politique et scènes d’action à couper le souffle font de They Live de John Carpenter un film culte. Plus trash que V, plus divertissant qu’Invasion of the Body Snatchers, They Live est un pur condensé des années 80. Sous couvert d’absurdité et d’action déjantée, John Carpenter attaque en effet vertement le message pas si subliminal des années Reagan, martelé par la télévision et les médias : obéissance, conformisme, consommation.  Mais, les envahisseurs étant pour Carpenter des yuppies républicains, le film ne peut être que réjouissant par les temps qui courent…

Le film devait faire des admirateurs aussi divers et improbables que le romancier Jonathan Lethem, le philosophe Slavoj Zizek ou l’artiste Shepard Fairey, tous séduits par la séquence où notre héro (à la ville le lutteur canadien Roddy Piper) découvre la vérité dans les rues de L. A.  Bizarrement, des groupes d’extrême droite ont aussi récemment tenté de se l’approprier, voyant dans les envahisseurs une métaphore du supposé contrôle des médias américains par les Juifs. Oui, vous avez bien lu… L’ironie de la chose leur a complètement échappée…

Bref, que vous soyez friands de sous-textes politiques, et/ou de divertissement bien kitsch et déjanté,  vous trouverez votre bonheur avec They Live. Un doigt d’honneur à tous les emmerdeurs de ce monde… et des autres !  (Commandité par Maurice Roy).

Sunday  October 22           6:30pm           Cinéma de Sève     THEY LIVE
(1988, U.S., 94 min., 35 mm) 
John Carpenter

With the aid of special sunglasses, an unemployed drifter discovers that extra-terrestrials are among us. Yes, you read correctly. Rampant paranoia, famous lines, political commentary and thrilling action makes THEY LIVE an engaging cult film from Horror/Sci-fi legend John Carpenter. Trashier than ‘V’, more entertaining than INVASION OF THE BODY SNATCHERS, this film is a pure condensation of the 1980s. 

For Carpenter at the time, the invaders were Republican Yuppies but the story seems relevant to the present day. In the guise of absurdity and insane action, the director not-so-subliminally attacks the Reagan era as represented by television and media: obedience, conformity, consumption. The film has found admirers as diverse as novelist Johnathan Lethem, philosopher Slavoj Zizek and artist Shepard Fairey, all seduced by the sequence in which our hero (played by Canadian wrestler Roddy Pier) discovers the truth in the streets of L.A.

Rather bizarrely, extreme right groups have recently tried to appropriate the film’s message by claiming that the hidden alien invasion is a metaphor for the control of American media by Jews. Yup. That’s what they claim!… while the irony of said claim completely escapes them.

So, whether you are drawn to heavy political subtexts and/or crazy kitsch entertainment, you will totally dig THEY LIVE; a smiling salute to all the shit-disturbers of this world. Preceded by vintage 80s and 90s 35mm trailers

(Sponsored by Maurice Roy)

Dimanche 5 novembre         6:30pm        Cinéma   VA-114
LE JOURNAL D’UNE FEMME DE CHAMBRE                                  
(1964, France, 101 min, 16 mm, v.o.s.t.a.)  Luis Bunuel

Le 31 juillet dernier nous quittait une icône du cinéma français : Jeanne Moreau. En 1964, Luis Buñuel lui avait donné un de ses plus grands rôles dans Le journal d’une femme de chambre. Engagée par une famille bourgeoise de Normandie, Célestine en découvre les bassesses et les secrets. Lorsqu’une fillette pour laquelle elle s’est prise d’affection est assassinée, Célestine est prête à tout pour confondre le coupable. Le Journal d’une femme de chambre a fait l’objet de nombreuses adaptations, de Jean Renoir à Benoit Jacquot. Buñuel et son coscénariste, Jean-Claude Carrière, ont habillement déplacé l’action du célèbre roman d’Octave Mirabeau de la fin du 19e siècle à l’Europe des années 1930, lui donnant une nouvelle portée, peignant un portrait sans merci de la noirceur humaine. Fascisme et intolérance forment ainsi les frontières de ce microcosme décadent et surréaliste.

En 1964, Moreau est au sommet de son art; elle vient d’enchainer La notte (1961) de Michelangelo Antonioni, Jules et Jim (1962) de François Truffaut, Le procès d’Orson Welles et La Baie des Anges (1963) de Jacques Demy.  Femme fatale pour certains, froide et cérébrale pour d’autres, elle fascine et trouble. Buñuel dira d’elle : « Quand elle marche, elle tremble légèrement sur ses talons hauts suggérant une tension et une instabilité subtile », soulignant l’aspect à la fois contrôlé et fragile de son jeu. Orson Welles dira qu’elle est la plus grande actrice du monde, tout simplement. Dans Le journal d’une femme de chambre,  Moreau explore l’ambiguïté morale des désirs, des motivations et des ambitions de son personnage. Célestine est à la fois ironique, implacable et inquiétante, un personnage féminin remarquable de complexité qui sied bien à l’insolence détachée de Moreau. C’est un plaisir et une souffrance de revoir jeune cette vieille dame indigne et libre qui s’en est allée à 89 ans. Au moins nous a-t-elle laissé pour nous consoler une filmographie inégalée et, peut-être, inégalable.

Invitée : Bien connue des cinéphiles, Helen Faradji est édimestre section cinéma à Radio-Canada. On a pu lire ou écouter ses critiques notamment dans la revue 24 images et sur les ondes de Ici Radio-Canada Première. Depuis mai dernier, elle est animatrice de Plein Écran, une émission mensuelle sur le cinéma de Première plus. 

Sunday  November 5          6:30pm       Cinéma VA-114       DIARY OF A CHAMBERMAID (Journal d’une femme de chambre)            (1964, France, 101 min, 16 mm, English subtitles)  Luis Bunuel

This past July 31 we lost a true icon of French cinema with the passing Jeanne Moreau. In 1964, Luis Buñuel offered her one of her greatest roles in DIARY OF A CHAMBERMAID.  Hired by a bourgeois family from Normandy, Célestine discovers the extent of their baseness and their dark secrets. She takes a liking to one young girl in the family and when she learns that the girl has been murdered, Célestine will stop at nothing to uncover the guilty one. Diary of a Chambermaid has been the subject of numerous adaptations from Jean Renoir in 1946 to Benoit Jacquot in 2015. Here, Buñuel and his co-writer, Jean-Claude Carrière, have skillfully transplanted Octave Mirabeau’s famed late 19th century novel to Europe of the 1930s. This has given it a new feel, painting a merciless portrait of human malice. Fascism and intolerance are at the forefront of this microcosm of surreal decadence.

In 1964, Moreau was at the height of her career having starred in LA NOTTE (1961) by Michelangelo Antonioni, JULES ET JIM (1962) by François Truffaut, THE TRIAL (1962) by Orson Welles and LA BAIE DES ANGES (1963) by Jacques Demy.  A femme fatale for some, cold and cerebral for others, she is both fascinating and troubling. Buñuel has said of her; ‘‘When she walks in heels, she trembles slightly, suggesting tension and subtle instability’’ underscoring the controlled yet fragile style of her performance. The great Orson Welles has called her simply ‘the world’s greatest actress.’

In this film, Moreau explores the moral ambiguity of the desires, motivations and ambitions of her character. Célestine is at once implacable, nervous, a female character of remarkable complexity well-suited to the detached insolence of Moreau. It is both a pleasure and a sadness to see such an actress in her vibrant youth while knowing she has just left us at the age of 89. To console us, she leaves behind an incredible body of work that is unequalled and will likely never be surpassed. Offered to you here is a beautiful sub-titled cinemascope print.

Guest speaker: Well-known to many cinephiles, Helen Faradji is chief editor of the cinema section at Radio-Canada. We can read and hear her reviews most notably in 24 Images magazine and on the air at Ici Radio-Canada Première. Since May, she has been hosting Plein Écran, an exciting monthly program on Première plus dedicated to the 7th art and featuring mostly local cinema luminaries as guests.

Dimanche 19 novembre              6:30pm          Cinéma VA-114
L’ANGE BLEU (Der Blaue Engel)                                                       
(1930, Allemagne, 106 min., 16 mm, v.o.s.t.a.)  Josef von Sternberg

Dans une petite ville allemande, un professeur vieillissant tombe sous le charme d’une chanteuse de cabaret. Le film Der Blaue Engel, mythique, est une prodigieuse rencontre de talents. D’abord celle de Marlene Dietrich et du cinéaste Josef von Sternberg. Dietrich et von Sternberg  développeront l’une des plus fortes et surprenantes relations créatives de cette époque en sept films, dont les chefs d’œuvre Shanghai Express et Blonde Vénus. Si l’on tend souvent à les présenter comme la muse et le pygmalion, leur collaboration semble plus complexe. C’est la rencontre de deux grands stylistes, qui feront chacun pour l’autre de l’artificialité un art sublime.  Der Blaue Engel est d’autant plus intéressant qu’il  porte une dimension brute, presque naturaliste, et profondément charnelle qui disparaitra dans leurs autres films. Le film marque aussi la rencontre de Sternberg et du roman de Heinrich Mann, Professor Unrat (1904), dont la complexité psychologique et la noirceur rejoignent les thèmes alors chers au cinéaste : l’exclusion, la fragilité humaine, l’illusion des sentiments, l’humiliation sociale. Enfin, c’est un grand duel d’acteur entre Dietrich et d’un des plus grands noms du cinéma allemand : Emil Jannings (Lulu, Faust, Variety). Si Dietrich incarne la tentation et la jeunesse, Jannings excelle, comme dans Le Dernier des hommes de Murnau, à décrire la déchéance et la souffrance d’un homme qui se voyait respectable.  Tourné en 1930, dans un Berlin en pleine ébullition artistique et politique, il est difficile de ne pas voir dans le film comme une intuition des tragédies à venir, des choix moraux et humains qui se poseront.    

Conférencier invité : John Banks. Si Montréal est une ville remplie de trésors cachés liées aux légendes du cinéma, notre orateur invité est un diamant précieux. Après avoir rencontré et impressionné Marlene Dietrich à Montréal dans les années 1960, il est devenu son assistant personnel pendant de nombreuses années. Ce qu’il va partager avec le public ne peut être trouvé dans aucun livre ni en ligne, alors votre participation est obligatoire si vous voulez entendre ses anecdotes fascinantes sur la déesse du grand écran. M. Banks est également connu comme un activiste et un pionnier dans la communauté gai locale, il a organisé le premier défilé de Fierté Montréal en 1979.

Sunday  November  19           6:30pm          Cinéma VA-114    THE BLUE ANGEL (Der Blaue Engel)                                              (1930, Germany, 106 min., 16mm, Eng. subtitles)   Josef von Sternberg

In a small German town, an aging professor falls hard for the charms of a beautiful travelling cabaret singer. Mythical, Der Blaue Engel, is a prodigious meeting of talents. Firstly, there is the collaboration of actress Marlene Dietrich and director Joseph Von Sternberg. The pair went on to develop one of the strongest and most surprising creative relationships of the era, spanning seven films. Among them, SHANHAI EXPRESS and BLONDE VENUS. Many tend to view them as the  muse and the Pygmalion but their collaboration  seems to be more complex. The encounter of these two stylists gave birth to an artificiality of sublime art.

THE BLUE ANGEL is all the more interesting for its brutish, naturalistic and profoundly carnal qualities which were much less present in their later works together.  The film was also an encounter between Sternberg and Heinrich Mann’s 1904 novel ‘Professor Unrat’ with its dark psychological complexities and themes so dear to the director; exclusion, human frailty, sentimental illusion, public humiliation.  

Ultimately, it is a major duel of acting skills between Dietrich and one of the greatest actors of the 20th century, German or otherwise: Emil Jannings (LULU, FAUST, VARIETY). If Dietrich steamily embodies youth and temptation, Jannings excels, as he did in Murnau’s THE LAST LAUGH, in representing a decayed long-suffering man who once saw himself as a respectable gentleman.   Filmed in 1930 in Berlin  during artistic and political upheaval, it is hard not to see signs of the national tragedies to come.  

Guest speaker: John Banks. If Montreal is a city of hidden gems with connections to cinema legend, our guest speaker is a precious diamond. After meeting and thoroughly impressing Marlene Dietrich in Montreal in the1960s, he went on to become her personal assistant for many years. What he will share with the audience cannot be found in any books or on line so, your attendance is a must if you want to hear some of his fascinating anecdotes and impressions on the great screen Goddess.  Mr. Banks is also known as a pioneering activist in the local gay community having organised Montreal’s first Pride parade back in 1979.            

Dimanche 3 décembre              6:30pm         Cinéma VA-114
DARLING LILI                                                                                          
(1970,  É.-U., 136 min., 16mm,  v.o.a.) Blake Edwards

Pendant la 1ère guerre mondiale, Lili Smith, une chanteuse britannique de music-hall, motive souvent les troupes britanniques et françaises ainsi que le peuple en chantant des airs patriotiques. Mais elle est aussi à moitié allemande et une espionne infiltrée qui utilise ses charmes féminins pour recueillir des informations auprès des officiers de haut rang et des diplomates généralement plus âgés. Cependant, en s’attaquant au major William Larrabee, un jeune pilote américain célibataire, Lili ne pensait pas tomber amoureuse.

Le pilote de chasse américain est joué par la légende hollywoodienne Rock Hudson, tristement connu comme la première célébrité à mourir du sida. Sa présence et son charisme rayonnaient à l’écran (comme Douglas Sirk le savait si bien puisqu’il l’a utilisé dans plusieurs de ses films.) Dans le rôle de la charmante Lili, la talentueuse et magnifique Julie Andrews qui avait déjà prouvé ses immenses talents dans LA MÉLODIE DU BONHEUR (1965) et MARY POPPINS (1964). Un film tout aussi grandiose, DARLING LILI avait un gros budget, ce qui est évident lorsqu’on voit ses nombreuses scènes à grand déploiement. Selon Roger Corman, d’ambitieuses séquences aériennes très coûteuses ont été filmées en Irlande pendant deux étés entiers. Corman aurait par la suite loué les mêmes avions afin de filmer des images aériennes durant deux ou trois semaines pour son film LE BARON ROUGE (1971) (Ne vous inquiétez pas, les séquences de Darling Lili sont plus impressionnantes, surtout en grands angles.)

Le réalisateur Blake Edwards est surtout connu pour DIAMANTS SUR CANAPÉ, LA PARTY et la franchise à succès LA PANTHÈRE ROSE. Sa touche comique est toujours en évidence alors qu’il jongle ici avec une abondance de genres : comédie musicale, comédie romantique, film d’espion, film de pilote de guerre et comédie délirante. La musique est signée Henry Mancini. Alors, comment un spectateur peut-il savourer une telle expérience ? Il suffit de se laisser entrainer par la folie et d’en profiter !

De plus, sachez que vous le verrez tel que le public l’a fait en 1970. En 2005, Edwards, âgé alors de 83 ans, monte de nouveau le film et supprime 29 minutes de la version originale et fait une nouvelle sortie pour sa « version du réalisateur » (ce qui est complètement fou !). Heureusement, nous avons pour vous la version originale de 136 minutes. C’est une occasion unique de voir un film de l’âge d’or d’Hollywood et des films à gros budget de la fin des années 60, début des années 70…. en véritable Technicolor et cinémascope, pas moins !

(La projection est parrainée par Maurice Roy)

Sunday  December 3               6:30pm           Cinéma VA-114 DARLING LILI                                                                                           (1970,  USA, 136 min., 16mm)      Blake Edwards

In World War One, Lili Smith is a beloved British music hall singer, often providing inspiration for the British and French troops and general populace singing rallying patriotic songs. She is also half German and is an undercover German spy, using her feminine charms to gather information from the high ranking and generally older military officers and diplomats she seduces.  However, in going after American pilot, Major William Larrabee, a young, single ladies’ man, Lili didn’t count on falling in love with him.

The American fighter pilot is played by Hollywood legend Rock Hudson who is sadly better known as the world’s first celebrity to die of AIDS. He had a chiseled face made for movie cameras and great charisma as an actor (as Douglas Sirk knew all too well casting him in several of his films.) Playing the oh-so-darling Lili is the monstrously talented, uniquely beautiful singing actress Julie Andrews who had already proved her immense talents in THE SOUND OF MUSIC (1965) and MARY POPPINS (1964).  Made on  a scale with those two, this one had a big budget and it really shows in some of the grander sequences. According to Roger Corman, Darling Lili shot aerial footage in Ireland for two entire summers and cost a fortune. Corman came along, rented the same planes and shot Von Richtofen and Brown’s aerial footage in two or three weeks. (Don’t worry, Darling Lili’s sequences look better, especially in the wide angles.) 

Director Blake Edwards is best known for BREAKFAST AT TIFFANY’S, THE PARTY and his very successful Pink Panther series of films. His comedic touch is definitely in evidence as he juggles this veritable mixed salad of genres: it is part musical, part romantic-drama, part spy thriller, part WW1 Flying Ace epic and part screwball comedy. So how does a viewer best process the experience? Just roll with the craziness and enjoy! And know that you will be viewing it as audiences did back in 1970.

In 2005, an 83-year-old Edwards recut the film, removing 29 minutes from the original version and released it as his ‘director’s cut’ (which is completely insane!) Fortunately, we have for you the original release version running at 136 minutes. This is a very rare opportunity to see something from the glory days of big-budget Hollywood movies of the late 60s-early70s…. in genuine Technicolour and cinemascope no less! 

(Screening is sponsored by Maurice Roy)

Jeudi 7 décembre         6:30pm        C. Q.                                             HEAVEN CAN WAIT  (Le ciel peut attendre)                                (1943, É.-U., 112 min., 35 mm, v.o.s.-t.f.) Ernst Lubitsch

HEAVEN CAN WAIT FrancaisHenry Van Cleve est persuadé que sa vie lui vaudra une place de choix en enfer. Pourtant, Satan doute de ses prouesses de pécheur. Van Cleve se lance alors dans une autobiographie échevelée et  naïve pour le convaincre. Premier film couleur du réalisateur, Heaven Can Wait présente Lubitsch à son meilleur : léger, irrévérencieux et sophistiqué. La Cinémathèque québécoise nous accueille pour la projection d’une belle copie 35 mm sous-titrées français tirée de notre collection. ***Projection spéciale à la Cinémathèque québécoise

 

Thursday  December 7th          6:30 pm            C.Q.                    HEAVEN CAN WAIT                                                                                 (1943, U.S., 112 min., 35 mm)            Ernst Lubitsch

HEAVEN CAN WAIT EnglishHenry Van Cleve is convinced that a special place in hell awaits him. However, Satan doubts Henry’s skills as a sinner. He then launches into a dreamy look back on his rich storied life.  With this first colour film by the director, HEAVEN CAN WAIT is Lubitsch at his best: light, irreverent and sophisticated.  On this occasion, our friends at la Cinémathèque québécoise are offering us a chance to screen, in their fine theatre, a nice 35mm print from our own archives. 

***Special screening at la Cinémathèque québécoise

 

Samedi 9 décembre        6:30pm       Cinéma de Sève                     Les 25 ans du Cinéclub : The Film Society

(FILM SURPRISE)

Venez célébrez avec nous 25 ans d’événements exceptionnels, inspirés, uniques, archivistiques, authentiques, délicieux, accessibles, musicaux, théâtraux, magiques!

Contribution volontaire. Le long métrage sera une agréable surprise. Nous avons hâte de vous voir !

 

Saturday  December 9th          6:30 pm   Cinéma  de Sève           25 years of Le Cinéclub : The Film Society

(MYSTERY TITLE)

Come join us as we celebrate 25 years of bringing you outstanding, inspired, unique, archival, authentic, delicious, accessible, musical, theatrical, magical cinema events. 

Admission is pay what you can and the feature film is a pleasant surprise. We look forward to seeing you there! 

 

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